05 juin 2008
Les virus de l'ombre
Voilà un livre que je dirais clairement pour adolescent. Hicham Charif a en effet recréé un monde très proche du nôtre où vivent trois adolescents qui vont s'épauler pour résoudre une énigme. Ce monde connaît simplement des technologies plus développées : visiophone, ordinateur beaucoup plus développé et performant, téléphone portable faisant office de carte de crédit et de lecteur de mails.... Mais autrement nos trois ados vont tous trois dans un lycée où ils suivent une première scientifique...
L'auteur reprend tous les thémes importants pour l'adolescence : la confiance envers les amis ou les proches, les rapports ados/parents (même si là ils restent softs), l'amour naissant, l'envie de faire ses preuves, les jeux vidéos.... L'histoire n'est pas très compliquée : Néo
(petite référence à un film à grand succés ?) aime son ami Soraya mais n'ose pas lui dire. Manque de chance, il se retrouve contaminé par un virus, pour l'instant inefficiant, mais qui l'empêche d'envisager tout contact avec cette même Soraya... En même temps, on l'attaque à coup de virus électronique, de sabotage de corde d'escalade et autres.... Du coup avec ses amis (Soraya, et Fred, un ami d'enfance) il part à la recherche de celui ou celle qui lui en veut.
L'histoire n'est pas mal ficelée. Simplement on sent que l'auteur a voulu en faire un peu trop peut-être. Au bout des 50 premières pages, on se demande ce qui peut encore bien arriver à Néo : les évènements s'enchaînent sans que le lecteur ait le temps de se remettre de ce qui se passe (peut-être aussi parce que je me fais trop vieille lectrice ????). Enfin ça reste un bon livre devant lequel les ados ne pourront pas dire qu'ils s'ennuient...
Hicham Charif, "Les virus de l'ombre"
Edition Le Navire en pleine ville, collection "Sous le vent", 13,50 euros
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21:04 Publié dans Littérature ado, Science Fiction, Sentiments | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : science fiction, ado, policier
04 mai 2008
Le jour d'après
Sorti en 2004, ce film réalisé par Roland Emmerihc reprend l'hypothèse de scientifiques : le rechauffement climatique va être suivi d'une période glaciaire. Le refroidissement soudain de la planète intervient cependant en une semaine environ. Les climatologues ne sont pas écoutés dans un premier temps par les gouvernements (situation vraie aujourd'hui). L'un d'entre eux tente de sauver son fils qui se trouve à New York, en plein dans la zone de glaciation intense.
Je m'attendais un peu à m'ennuyer, comme pour tout film catastrophe réalisé en ce moment. Mais en fin de compte, ce film n'est pas trop mal fait. Il n'y a pas trop de temps mort et certaines idées sont intéressantes, notamment le renversement du rapport nord-sud : les Etats-Unis sont en effet obligés de s'incliner devant le Mexique pour survivre. Ce point n'est cependant pas trop développé dans le film.
Il y a des images qui sont également intéressantes : les tornades sont très spectaculaires, tout comme la glaciation subite. L'arrivée de paquebots en plein milieu de Manhattan est assez inattendue mais on aurait pu se passer de loups échappés d'un zoo réussissant à survivre on ne sait comment après la vague de submersion de New York.
Un bon divertissement cependant avec une légère pointe de critique sur l'inaction des Etats face au dérèglement planétaire.
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09:58 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : science fiction
01 mai 2008
Felicidad de Jean Molla
Dans un futur lointain, les hommes ont créé des êtres vivants très proches d'eux d'un point de vue physiologique mais modifié de manière à être controlable : ils ne peuvent pas être violents ou montrer de la révolte, et sont pistables grâce à un traceur. Ils semblent ressentir des sentiments et penser mais sont avant tout créés pour remplir des missions précises. Leur créateur est une l'entreprise Génégène qui possède ainsi un grand pouvoir économique (ces "parhumains" sont vendus à tous les gouvernements et à toute entreprise).
Ces "parhumains" sont vus comme des objets ou des sous-humains par les citoyens de Felicidad. Ceux-ci sont gouvernés par un Président à vie imposant à tous le Bonheur comme doctrine. Mais si le bonheur est possible pour les privilégiés, les autres se partagent les miettes.
On retrouve dans ce livre plusieurs grandes thématiques de la science-fiction :
- la guerre entre robots presque humains et humains créateurs. Celle-ci se caractérise ici par une grande difficulté à différencier les humains des autres.
- la société totalitaire érigée sous une idée fondatrice. Ici le bonheur et la stabilité de la société sont les uniques priorités d'un gouvernement qui maintient la population sous contrôle grâce notamment à des caméras de surveillance.
Jean Molla présente ici un livre cohérent, amorçant des réflexions sur la société, sur ce à quoi à peut mener la consommation, ou les manipulations génétiques. Néanmoins, ce n'est pas un livre qui distille la peur. Il apporte des pistes de réflexion sur ces questions sans apporter de résolution.
Gallimard, collection "Scripto", 11,50 euros
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16:49 Publié dans Littérature ado, Policier, Science Fiction | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : science fiction, ado



