05 juin 2008

Les virus de l'ombre

Voilà un livre que je dirais clairement pour adolescent. Hicham Charif a en effet recréé un monde très proche du nôtre où vivent trois adolescents qui vont s'épauler pour résoudre une énigme. Ce monde connaît simplement des technologies plus développées : visiophone, ordinateur beaucoup plus développé et performant, téléphone portable faisant office de carte de crédit et de lecteur de mails.... Mais autrement nos trois ados vont tous trois dans un lycée où ils suivent une première scientifique...

L'auteur reprend tous les thémes importants pour l'adolescence : la confiance envers les amis ou les proches, les rapports ados/parents (même si là ils restent softs), l'amour naissant, l'envie de faire ses preuves, les jeux vidéos.... L'histoire n'est pas très compliquée : Néo41CZ3AXMJDL._SL500_AA240_.jpg (petite référence à un film à grand succés ?) aime son ami Soraya mais n'ose pas lui dire. Manque de chance, il se retrouve contaminé par un virus, pour l'instant inefficiant, mais qui l'empêche d'envisager tout contact avec cette même Soraya... En même temps, on l'attaque à coup de virus électronique, de sabotage de corde d'escalade et autres.... Du coup avec ses amis (Soraya, et Fred, un ami d'enfance) il part à la recherche de celui ou celle qui lui en veut.

L'histoire n'est pas mal ficelée. Simplement on sent que l'auteur a voulu en faire un peu trop peut-être. Au bout des 50 premières pages, on se demande ce qui peut encore bien arriver à Néo : les évènements s'enchaînent sans que le lecteur ait le temps de se remettre de ce qui se passe (peut-être aussi parce que je me fais trop vieille lectrice ????). Enfin ça reste un bon livre devant lequel les ados ne pourront pas dire qu'ils s'ennuient...

  • la critique et la présentation sur Ricochet par Sophie Pilaire
  • Même chose sur Sitartmag par Catherine Gentile

 

Hicham Charif, "Les virus de l'ombre"

Edition Le Navire en pleine ville, collection "Sous le vent", 13,50 euros

Source image : Amazon 

30 mai 2008

Cité des Sciences

Mercredi (et oui je ne fais mon billet qu'aujourd'hui), visite avec l'IUFM de la Cité des sciences à Paris pendant toute la journée (site officiel ici). Nous avons commencé tous ensemble par une petite présentation de ce que la Cité des Sciences  propose en expo permanente, expo temporaire, animations....(et médiathèque) Et il se trouve que si l'on est parisien (ce qui n'est pas mon cas), la cité des Sciences propose 1322.pngquand même de nombreux moyens d'intéresser les jeunes aux sciences.

Ensuite, visite presque libre (on avait juste une séance prévue au planétarium. Donc, les professeurs des écoles ont été voir la Cité des enfants (pour les 5-12 ans). Nous, nous avons plutôt été voir pour les ados, notamment la dernière exposition sur l'Univers et la matière dont on nous avait dit qu'elle était accessible à partir de la cinquième. Et bien même pour des troisième, je pense que certaines parties sont compliquées. Il y a quelques petites expériences sur le magnétisme, sur le calcul de la distance des étoiles. Mais il ne s'agit pas avant tout d'expérimenter. La présentation est assez dynamique : l'élève mène une enquête pour savoir d'où vient la matière en interrogeant les roches, puis les météorites, enfin les étoiles. C'est une exposition très dense qui mérite une vraie préparation pour que les élèves en retirent réellement quelque chose.

Ensuite repas puis planétarium. Le film projeté sur la rotonde était très impressionnant : "l'aube de la conquête spatiale". Mais juste après le repas, ce n'était peut-être pas un très bon plan. Par moment j'avais l'impression de bouger. 

Enfin, expo réalisée à partir du guide du Zizi sexuel. Cette expo reprend entièrement le livre (en plus grand sur affiche) en rajoutant des animations : comment exprimer son amour, l'amour au cinéma, des petits jeux autour de la sexualité (par exemple61X99KBJ6DL._SL500_AA240_.jpg, des têtes en plastique avec des langues dans lesquelles on peut mettre la main), un film sur la croissance du bébé dans le ventre de sa mère. Mon collègue a trouvé que ça manquait d'un côté scientifique (qu'est-ce qui se passe réellement ?). D'autres ont été choqués parce que pour eux la présentation était trop précise (notamment dans le coin comment on fait l'amour ?). Au moins, cette expo rend la question plus rigolote pour les enseignants et même si elle n'est pas très scientifique, elle permet de tirer des choses à partir des panneaux. Un petit bémol : il y a beaucoup de jeux, et l'enfant peut passer de l'un à l'autre sans réellement comprendre à quoi ça sert... peut-être toujours prévoir un petit questionnaire à partir des panneaux...

Une bonne journée mais quand même assez crevante...

PS : je ne sais pas s'il faut classer la cité des sciences en musée, maisje ne savais trop en quoi la mettre autrement.... 

16 mai 2008

L'assassin royal t.3 : La nef du crépuscule

41YS6V2XBNL._SL500_AA240_.jpgVoici la suite de livres dont j'ai parlé il y a peu (tome 1 ici et tome 2 ici). Toujours écrit par Robin Hobb... bien entendu. Mais cette fois-ci l'histoire avance réellement. Le jeune bâtard, FitzChevalerie (nom qui signifie "bâtard de Chevalerie) combat désormais les Pirates Rouges sur les bateaux construits par le roi-servant Vérité.

Mais il semble qu'aucune victoire réelle n'est possible sur ces pirates. Vérité décide donc de partir à la suite d'une vieille légende à la recherche des Anciens, qui auraient autrefois aidé un roi dans la même position. Il laisse donc le royaume. Mais le roi, Subtil, son père, est drogué pour oublier sa douleur et donc inapte à régner. La reine-servante Kettricken (femme de Vérité) a peu de pouvoir. Et le frère de Vérité, Royal, dévoré par l'ambition, cherche à conquérir le trône par tous les moyens. Fitz doit donc tout faire pour déjouer les manoeuvres de Royal.... dans ce tome il est obligé d'agir....

Plus intéressant que le précédent volume de la collection, ce récit voit l'aboutissement des intrigues de cour, et plus seulement la mise en place. On comprend réellement désormais l'usage qui peut être fait de l'Art (sorte de télépathie pouvant aller jusqu'à imposer sa volonté) ou du Vif (lien également télépathique mais avec les animaux). Se dessinent également les luttes politiques à l'intérieur d'un royaume formé de six duchés.

Apparaissent également quelques réflexions sur le rôle que peut jouer un assassin royal : les décisions qui sont acceptables qu'il prenne, le rôle de sa vie privée, le rôle de sa fidélité au roi et à sa famille... 

A la lecture de ce billet, on peut se dire que l'histoire semble particulièrement tortueuse et difficile à suivre. Mais ce n'est pas le cas. Les livres sont gros et denses mais clairs dans le récit. Donc ne pas s'inquiéter si mes résumés semblent un peu durs à suivre.... 

 

J'ai lu, collection "Fantasy", 8 euros

Source image : Amazon 

10 mai 2008

L'assassin royal t.2 : l'assassin du roi

51B41KYS0ZL._SL500_AA240_.jpgJe viens de finir la suite de ma note précédente. Le second tome de cette série est loin d'être mauvais. Le bâtard est devenu un homme et un outil dans les mains du roi-servant, Vérité. Mais la cour reste semée d'intrigues et encore plus pour un bâtard qui espère se marier avec une jeune fille du peuple.

On approfondit la connaissance du monde et de la cour créés par Robin Hobb, mais l'histoire n'avance pas réellement. Pas réellement décevant, mais laisse sur sa faim.  

 

J'ai lu, collection "Fantasy"

Source image : Amazo

07 mai 2008

L'assassin royal t.1 : l'apprenti assassin

41J4E0X84FL._SL500_AA240_.jpgConseillé par une libraire il y a un certain temps pour sortir un frère de Harry Potter, ce livre s'avère une vraie bonne trouvaille. Il s'inscrit dans la Fantasy, mais presque dans la Fantasy noire : il n'est pas tout à fait noir, même si les thèmes abordés sont durs (lutte de pouvoir dans une famille royale, formation d'un assassin, batardise, non reconnaissance...). Son côté fantastique n'est d'ailleurs pas flagrant : il y a un peu de pouvoir surnaturel, mais pas d'elfe ou de troll... Un monde d'humains, dont certains ont quelques pouvoirs et d'autres pas...

Et si je le classe en adulte et ado, c'est qu'il pourrait plaire aux uns comme aux autres (encore, que je ne le conseillerais pas à des collégiens, mais des lycéens... pourquoi pas ?)

L'histoire : dans un univers moyen-ageux ou d'époque moderne (c'est un peu difficile à déterminer ... un univers fantastique donc !), un enfant de six ans est confié à la garde du maître d'écurie : c'est le bâtard du "prince-servant" nommé Chevalerie(comprendre le prince héritier). Celui-ci a deux frères, le dernier étant rongé par l'ambition. L'apparition de ce bâtard crée un scandale, d'autant plus que la femme de Chevalerie n'a jamais réussi à avoir d'enfant. Cet enfant va donc devoir apprendre à se créer une place pour devenir utile au roi et ne pas être seulement l'instrument de complots... Le roi décide donc d'en faire un assassin, au service du royaume... Il ne reste plus à l'enfant qu'à survivre au mileiu des intrigues de la cour.

Un univers bien construit. Une intrigue complexe. Une envie de suivre le héros et de savoir comment il va pouvoir survivre au troisième fils du roi... par contre encore une série à rallonge, que je ne suis pas prête d'avoir finie.

Et ne pas oublier l'auteur : Robin Hobb 

 

J'ai lu, collection "Fantasy", 8,40 euros

Source image : Amazon 

01 mai 2008

Felicidad de Jean Molla

Dans un futur lointain, les hommes ont créé des êtres vivants très proches d'eux d'un point de vue physiologique mais modifié de manière à être controlable : ils ne peuvent pas être violents ou montrer de la révolte, et sont pistables grâce à un traceur. Ils semblent ressentir des sentiments et penser mais sont avant tout créés pour remplir des missions précises. Leur créateur est une l'entreprise Génégène qui possède ainsi un grand pouvoir économique (ces "parhumains" sont vendus à tous les gouvernements et à toute entreprise).

Ces "parhumains" sont vus comme des objets ou des sous-humains par les citoyens de Felicidad. Ceux-ci sont gouvernés par un Président à vie imposant à tous le Bonheur comme doctrine. Mais si le bonheur est possible pour les privilégiés, les autres se partagent les miettes.51R5W43MSCL._SL160_AA115_.jpg

On retrouve dans ce livre plusieurs grandes thématiques de la science-fiction :

  • la guerre entre robots presque humains et humains créateurs. Celle-ci se caractérise ici par une grande difficulté à différencier les humains des autres.
  • la société totalitaire érigée sous une idée fondatrice. Ici le bonheur et la stabilité de la société sont les uniques priorités d'un gouvernement qui maintient la population sous contrôle grâce notamment à des caméras de surveillance.

Jean Molla présente ici un livre cohérent, amorçant des réflexions sur la société, sur ce à quoi à peut mener la consommation, ou les manipulations génétiques. Néanmoins, ce n'est pas un livre qui distille la peur. Il apporte des pistes de réflexion sur ces questions sans apporter de résolution.

 

Gallimard, collection "Scripto", 11,50 euros

Source image : Amazon 

29 avril 2008

Sobibor de Jean Molla

417E521KX3L._SL500_AA240_.jpgEn commençant ce livre, on ne s'attend pas du tout à la fin.On s'imagine que l'auteur va déblatérer sur des traumatismes psychologiques qu'a subis une jeune fille quand elle était jeune (traumatisme tellement terrible qu'il pourrait être assimilé à l'enfer de Sobibor) et que c'est cela qui l'a rendue anorexique et boulimique.
Mais c'est différent de cela. Le titre de Sobibor pour le coup est bien "mérité". Eva, cette jeune fille, est en recherche d'un passé perdu, caché par ses grands-parents, passé qui la ramène au camp d'extermination de Sobibor. Mais pas du côté des Juifs. On se trouve du côté des bourreaux, des SS, d'un collaborationniste français et d'une travailleuse polonaise tous deux amoureux. Ce passé qu'Eva recherche et qu'elle trouve la ronge de l'intérieur, provoquant chez elle cette anorexie.

Une histoire assez remuante pour le lecteur sur la reconstruction du passé, sur la culpabilité des rouages d'un système, rouage ne se rendant même pas compte que lui aussi a du sang sur les mains, parce qu'il ne touche pas aux Juifs.  L'auteur indique dans sa post face qu'il voulait que l'on n'oublie pas le camp de Sobibor, camp nettoyé et dissimulé par les nazis après une évasion massive.

Un livre intéressant également par les nombreuses notes sur les personnages nazis et français impliqués dans la "Solution finale" ou dans la collaboration.

Un livre pour se souvenir. 

 

Gallimard Jeunesse, collection "Scripto", 9 euros

Source image : Amazon 

 

26 avril 2008

La Compagnie noire t.2 : le Château noir

Fini hier. C'est bien entendu une série de livres. Mais je n'en suis qu'au deuxième tome. Je dois avouer que j'étais un peu sceptique en commençant la lecture du5164VBD6M6L._SL500_AA240_.jpg premier tome. J'aime

beaucoup la Fantasy (quoique je commence à m'en lasser) mais il s'agit ici de Fantasy noire : pas d'elfe ou de hobbit ou quoi que soit de ce genre, pas de gentil contre les méchants (dans le premier tome, les personnages suivis travaillent même pour les méchants). Il reste cependant un univers fantastique, des sorciers mais surtout des soldats...D'ailleurs, le récit est proprement guerrier et même si les sorciers ont la part belle, nous suivons avant tout des mercenaires.

Je dois avouer que c'était la première fois que je lisais un livre de Fantasy noire (pour le premier tome), et ça change un peu du schéma habituel. On ne suit un pauvre gars qui doit sauver le monde avec juste l'aide d'un mage, d'un ou deux elfes, de deux ou trois humains et de quelques "potes" insignifiants. Là, ce sont des mercenaires qui cherchent avant tout à sauver leur peau, tout en respectant leur contrat avec l'employeur, mais surtout en préservant le reste de la Compagnie noire.

D'après ce que j'ai pu trouver, ce livre est relié à un jeu de rôle. Mais bon, comme je n'ai pas essayé d'y jouer, ni même essayer de comprendre, je vous laisse chercher par vous-même ce qui se passe dans ce jeu...  

 

J'ai lu, collection "Fantasy" , 8 euros

Source image : Amazon