30 septembre 2009

Ennemis intimes

Et oui me revoici en pleine littérature adolescente avec ce livre de David Hill.

Je vous résume : Slade est nouveau au lycée de Green Harbour. Sa mère et son compagnon ne sont pas riches mais attentifs au bien-être du jeune homme. Celui-ci se heurte dès le jour de la rentrée à la pimbêche de service, Mallory Garner, jeune fille brillante et riche mais tête à claque.... Il ne peut pas la supporter, jusqu'au jour où tous deux éclatent de rire dans un couloir en se rendant compte de leurs inimités respectives. Cependant Mallory cache un secret assez lourd, en rapport avec des blessures sur les bras.

 

9782081619326FS.gifUn bon livre pour ado. Pas magnifiquement écrit mais correct et qui devrait plaire aux jeunes filles (de toute façon vu la couverture, il y a peu de chance qu'un garçon s'y essaie...). Il y est histoire d'amour, d'amitié (entre garçons surtout d'ailleurs), mais aussi d'auto mutilation et de pression des parents. Le sujet est, je trouve, facilement abordé (trop ?). Mais je dois avouer que je n'ai jamais lu de roman pour ados à ce propos.

Ce problème est décrit de l'extérieur à travers le regard de Slade, avec compassion. Mais l'auteur introduit également quelques notions intéressantes à ce sujet, montrant la charge émotionnelle induite chez les proches par ce type de comportement. Slade n'est pas le sauveur et il le dit très bien. Dans ce livre encore, les adultes interviennent dans l'univers des ados : la figure de la mère de Slade est très importante et porteuse de conseils, et d'actions.

 

En outre, ce n'est pas glauque. Seule la fin est peut-être un peu sanglante mais il faut bien montrer jusqu'où ces comportements peuvent mener  (et encore pas trop loin...)

 

Encore une fois, c'est aussi l'occasion d'introduire des références littéraires pour donner envie de lire (bon, le seul problème c'est que ce sont des références américaines....)

 

Donc, un bon petit livre...

05 septembre 2009

Révélation

9782012016828.jpgBon, c'est la dernière fois que je vous parle de la célèbre quadralogie de Stephenie Meyer. Je dois avouer que j'ai dévoré le dernier tome, probablement pour savoir comment nos héros allaient bien pouvoir finir... A la fin du troisième tome, ils se fiançaient. Le début du quatrième commence par leur mariage, dans toute la splendeur dont peuvent rêver les adolescentes...

 

Pour la suite, je ne vous en dirais pas plus, ce serait peut-être trop en dire.... (de toute façon si vous voulez savoir ce qui se passe, imaginez la suite du mariage... en général, quand on se marie, il y a "consommation", et puis ce qui s'ensuit... pardon pour les âmes sensibles). Bien sur l'auteure ne décrit rien qui pourrait choquer, et rassurerait même nos adolescentes parfois anxieuses... J'arrête ici sur ce chapitre... simplement pour vous dire que l'auteure reste dans son romantisme habituel...

 

La fin m'a déçue : pas de bataille pour clôre le volume... une bataille qui aurait pu être spectaculaire vue par Hollywood (quoique peut-être un peu trop psychique pour être réellement exploitable). Et je trouve que la conclusion est trop rapide, peut-être trop facile aussi.

 

Mais je suis contente d'en avoir fini avec les héros romantiques de nos adolescent(e)s...

02 septembre 2009

Hésitation

9782012014930FS.gifTout juste fini, c'est vrai que ce troisième tome de Stephenie Meyer est bien plus intéressant que les deux autres. Pourquoi ?

  • évocation de légendes indiennes très bien fichues.
  • évocation des vies des autres vampires, permettant un réel questionnement de Bella sur sa "vocation" de vampire, sur ses aspirations actuelles face à ses aspirations futures (avoir des enfants par exemple, une vie "normale"...).

 

Par contre, on pourra encore une fois regretter que l'auteure soit tombée dans les grands classiques du genre, par exemple, Bella tombant amoureuse d'un vampire ET d'un loup-garou, ennemis, déjà que ce n'est pas assez compliqué... On a également droit aux sermons américains sur le mariage, les relations avant ou après... Bella reste quand même je trouve l'archétype de la pauvre petite fille qu'il faut protéger. Aucun rôle réel ne lui est concédé, si ce n'est de décider de devenir vampire ou non...

 

Après c'est une belle histoire d'amour, de questionnement pour des adolescentes en quête de romantisme. Les personnages sont tous très attirants, aimables, très manipulateurs pour certains, mais surtout très proches de notre vie.

 

Un petit regret encore : les relations d'amitié de Bella avec Alice ou Angela sont, je trouve, trop superficielles... Tout semble aller de soi.

 

Une lecture qui reste divertissante.

29 août 2009

Tentation

Et oui me revoici avec le second tome de Twilight, de Stephenie Meyer, Tentation. Bon pas de grande surprise, on reste dans l'univers un peu mélo pour ado créée par la célèbre auteure.

 

9782012012950.jpgBella se coupe le doigt lors de sa fête d'anniversaire. Jarved entre alors en transe et tente de la mordre. Par peur pour les conséquences sur la vie de Bella, Edward la quitte brutalement. Et Bella tombe dans la déprime, le désespoir....

 

Un nouveau mythe entre en jeu dans ce livre, celui des loups-garou, mais bon pour ceux qui ont vu la bande-annonce du prochain film, ce n'est pas une nouvelle (je vous la mets à la fin de cette note).

 

On reste vraiment dans la littérature pour adolescentes, bourrée de romantisme, de miévrerie, et d'idées de "prince charmant". Mais bon, pas trop mal écrit dans son genre. Ajoutez là-dessus l'idée d'une jeunesse toute puissante et éternelle... et voilà la recette gagnante pour ce best-seller.

 

Allez, une petite bande annonce pour la peine...

 

Plus d'infos sur ce film

 

 

08 avril 2009

L'âge d'ange

9782211092180.gifWaouh ! Je viens juste de terminer ce livre et j'en suis toute tourneboulée.

L'histoire est assez simple. Une ado, renfermée, isolée socialement, tombe amoureuse d'un autre ado, lui-même isolé, parce qu'étranger. Une chose les sépare : la jeune fille vient d'un milieu aisé et bourgeois, le garçon est fils d'un polonais émigré et habite en banlieue.

Il ne s'agit en fait d'une histoire d'amour, mais du récit de la découverte de l'autre. Les deux ados partagent leur amitié, et se découvrent l'un l'autre. Une belle histoire sur l'homosexualité, ainsi que sur l'injustice sociale. La fin est plus qu'émouvante et mènera peut-être à quelques réflexions de la part de nos ados.

Un très beau livre d'Anne Percin.

 

Rendez-vous vendredi pour "Cercueils sur mesure" de Truman Capote (merci Marie-Anne !)

16 décembre 2008

Ursule Mirouët

412EHW0XDWL._SL500_AA240_.jpgVous souvenez-vous lorsqu'en première on vous faisait lire un ouvrage de Zola ou de Balzac, histoire de découvrir le naturalisme ? Vous souvenez-vous quel ennui vous avez pu ressentir en passant les longues pages de description ? Vous souvenez-vous également la tristesse de ces livres où l'homme est avant tout égoïste, cruel et ambitieux ? Eh bien, j'ai eu la bonne idée de me relancer dans cette lecture. Je m'étais toujours dit que lire toute la Comédie Humaine ou les Rougon-Macquart était un bon challenge, mais je n'ai jamais essayé.

Là j'ai décidé au moins d'en lire quelques-uns de plus et me suis donc lancée avec Balzac sur Ursule Mirouët. Avec un nom pareil, je m'étais imaginé l'histoire d'une vieille dame, un peu sorcière et méchante. Au lieu de cela, je suis tombée dans un livre de la Comtesse de Ségur : Ursule est une gentille jeune fille, modeste, élevée chrétiennement, et sur laquelle tous les malheurs du monde s'abattent.

Elle est la fille d'un capitaine de musique dans l'armée. Mais Ursule a été élevée par le docteur Minoret, qui est presque son oncle. Ce docteur s'est attaché à lui donner une bonne éducation et en a fait une superbe jeune fille innocente. Sauf que.... le docteur est âgé, et son héritage important. Il a quelques neveux et nièces qui convoitent cet argent et voient d'un très mauvais oeil l'affection que le docteur porte à la jeune fille.... et bien entendu le docteur va mourir... Que va-t-il advenir de cet héritage et d'Ursule ?...

balzac.jpgBon, si je dis qu'il pourrait s'agir d'un livre de la Comtesse de Ségur, c'est parce qu'il "dégouline" de bons sentiments... Ursule est une jeune fille très chrétienne, très pieuse et charitable, qui réussit même à convertir son oncle, jusque là athé. Les méchants cousins qui veulent lui prendre son héritage sont punis à la fin, ou se convertissent à la charité. Les méchants deviennent gentils, les bons gagnent, le tout dans une ambiance vraiment mièvre, je trouve.

Dans la Comédie Humaine, ce livre appartient aux Scènes de la Vie de province. En effet, on se retrouve bien dans une petite ville, Nemours, avec tous les inconvénients de la petite ville : tout se sait, et une réputation peut être salie très rapidement. Balzac nous présente ici plusieurs aspects de la société qu'il a pu observer : la pauvreté des anciens nobles, l'ambition d'une classe bourgeoise émergente qui tente tout pour établir au mieux ses enfants, la déchristianisation accompagnée (ce qui est paradoxal, légèrement) du rôle important du curé...

Je dois avouer que ce n'est surement pas le pire des Balzac. Il y a de nombreuses descriptions des personnages, dont l'apparence est souvent reliée au caractère (ainsi le méchant Goupil, clerc, est affreux... et Ursule magnifique), quelques belles descriptions de la ville et des habitats. Mais l'histoire est bon enfant et pas trop longue, même si j'ai failli m'arrêter au début, la présentation de la situation étant parfois un peu longue...

On notera simplement une petite tendance fantastique dans les rêves que fait Ursule : elle y voit notamment ce qu'il arrive à son amoureux, Savinien, puis qui et comment a volé son héritage, et ce qu'il va arriver à cette personne...

Honoré de Balzac, "Ursule Mirouët"

Gallimard, 7 euros

Sources : Académie de Strasbourg, Amazon

26 novembre 2008

Sur la route de Madison

1073689.jpg"Que reste-t-il de nos amours ?" Une chanson tout à fait adaptée pour ce livre, si ce n'est qu'il reste beaucoup plus pour Francesca que "quelques photos". Nous sommes aux Etats-Unis dans les années 1960. Francesca est mariée à un fermier de l'Iowa, Richard, Johnson, et a deux enfants. Elle a 45 ans. Robert Kincaid, lui, est photographe, toujours sur la route. Il vient dans l'Iowa pour photographier des ponts couverts. Leur rencontre est provoquée par un évènement des plus banals : Robert cherche un pont couvert qu'il ne réussit pas à trouver. Sauf que leur rencontre en elle-même n'a rien de banal, puisqu'elle provoque un amour qui durera jusqu'à leur mort. Et sauf qu'ils ne peuvent vivre cet amour plus longtemps que l'absence du mari et des enfants (3-4 jours)

S'il fallait désigner LE livre romantique, je pense que ce livre de Robert James Waller arriverait dans les premières positions. L'auteur nous présente une histoire d'amour qu'on pourrait qualifier de banale : deux individus se rencontrent par hasard, c'est le coup de foudre, et voilà. Mais il réussit à créer une véritable force à cette histoire en y ajoutant, je pense, quelques éléments. D'abord, Francesca est mariée, elle et son mari sont dans la routine, plus aucun romantisme entre eux. L'apparition de Robert est l'intrusion du romantisme et de l'étrangeté dans ce foyer si ennuyeux.

Ensuite, la force du sacrifice qu'ils font tous deux au profit de la famille Johnson ajoute de l'intensité à cet amour. D'autant plus que grâce à différents moyens, on apprend la suite de leurs vies à tous deux et le lecteur s'aperçoit alors que rien n'a plus été pareil ni pour l'un, ni pour l'autre. Ainsi, Francesca s'accroche à une vieille table en formica, à un pont couvert, et à la robe qu'elle a mise pour se sentir femme pour Robert. Tandis que Robert lui s'attache à ses photos, à une chanson sur laquelle ils ont dansé ensemble, à un billet qu'elle lui a écrit.

sur_la_route_de_madison_the_bridges_of_madison_county_1994_diaporama_portrait.jpgTout se fait dans une simplicité assez hallucinante. Francesca prépare ses rencontres avec Robert. Mais elle n'est pas en même temps une allumeuse. Si elle achète une robe, c'est autant pour le séduire, que pour se sentir elle-même une femme et se faire plaisir. Et on est pas dans Dallas, ou Amour, gloire et beauté : l'histoire est courte, avec du pathos mais sans trop, et tellement claire.

Vraiment un livre qui m'a beaucoup surpris : je croyais un peu tomber sur quelque chose de très stéréotypé à l'américaine : il y en a un peu mais le reste est tellement bien écrit et intéressant...

Allez en bonus, il y a un film qui a été adapté de ce livre en 1995 par Clint en personne (il joue lui-même le rôle de Robert). Je vous en mets un petit bout (je n'ai jamais vu ce film, mais il paraît que les acteurs , vous les reconnaîtrez sans problème, ont une très bonne interprétation de l'histoire)

Bon je dois avouer que pour moi ce passage est à la fois trop rapide et trop lent : trop rapide parce que les deux semblent se décider à danser à l'aise très rapidement. Ils s'embrassent aussi beaucoup trop vite pour moi. Trop lent parce qu'on ne sent pas assez bien ce qui se passe entre eux, le problème habituel d'un film j'imagine...

Robert James Waller, "Sur la route de Madison"

Pocket, 185 pages, 4,80 €

Sources : Youtube, Allociné, Chapitre, Première

17 novembre 2008

24 filles en 7 jours

9782070511693.gifVous aimez les séries américaines pour adolescents ? Si oui ce livre est pour vous. Je vous place le cadre : Nous sommes une semaine avant le bal de fin d'année, évènement ô combien importants pour les lycéens américains. Jack Grammar est incapable de parler à une fille sans bégayer ou dire n'importe quoi. Comment va-t-il faire pour en inviter une, sachant que le bal de fin d'année a toujours représenté un moment plus qu'important pour lui...

Ses meilleurs amis, pour l'aider, décident de mettre une annonce sur le journal web du lycée, pour recruter des jeunes filles voulant aller au bal. Au vue du nombre de réponses, ces amis sélectionnent La Liste de 24 filles que Jack doit rencontrer en 7 jours.

Vous avez le cadre, maintenant vous rajouter tous les meilleurs éléments de la série américaine pour ados : les stéréotypes autour de la belle jeune fille blonde, bien habillée, aux ongles manucurés....etc., etc., les sentiments que bien entendu la meilleure amie de Jack décide de lui déclarer à ce moment, les traquenards, les délires de célébrité et autres.... Un livre super intéressant dont vous pourriez probablement écrire le scénario... sauf qu'il y a une petite surprise à la fin... et non Jack n'ira pas seul au bal...

Tout n'est cependant pas à jeter dans ce livre. Il y a un début de réflexion sur les sentiments amoureux, sur le respect à accorder à une personne, sur le problème de la notion de sélection... Néanmoins, on retouve les clichés habituels sur les ados américains et quelques scènes un peu tordues, genre la scène où Jack apprend à embrasser avec sa meilleure amie...

Autrement c'est le concentré de civilisation américaine habituel : le travail des lycéens en dehors de l'école, les candidatures aux prestigieuses universités, les repas qui ne se passent surtout pas en famille...

Trève de sarcasme, ce livre est cependant bien écrit au niveau du style. Il incorpore quelques scènes assez originales, notamment une retranscription réussie de conversations sur MSN. Un divertissement, dont le lecteur adolescent ressortira sans grand changement (mais bon, n'est-ce pas le but premier de la lecture ?) Une critique positive sur ados.fr pour comparer et une autre sur boojum-mag (comme quoi y'a que moi qui l'aime pas ce livre...)

Alex Bradley, "24 filles en 7 jours"

Gallimard, collection "Scripto", 318 pages, 11,50 euros

Source : Fnac

 

 

11 octobre 2008

La Consolante

978-2-84263-152-9.jpg&tx=130&ty=200Ce dernier livre d'Anna Gavalda m'a donné bien du fil à retordre. C'est que 637 pages, ça ne s'avale pas en une seule fois, loin de là. Et pour le coup le démarrage a été difficile, un peu rude (il faut dire qu'on m'a prêté un jeu vidéo en même temps à essayer, alors du coup la lecture est passée après...). Anna Gavalda nous produit cependant une belle histoire comme d'habitude, et pas si facile à lire que ça (malgré ce que les journalistes de France 2 peuvent dire des auteurs de best sellers...).

L'histoire : Charles, la quarantaine bien tapé, vit une vie étrange : il est architecte, passe sa vie entre ses chantiers à l'étranger, son agence et sa "famille", composée d'une ado qui n'est pas sa fille et sa compagne, une femme très séduisante qui ne se prive pas de le tromper. Voilà la vie du Monsieur est déjà loin d'être facile et heureuse. Il apprend en outre que la mère de son ami d'enfance est morte. Il n'en prenait plus de nouvelles depuis des années mais en était secrétement amoureux, peut-être à cause de l'amour de cette dame pour la vie et son excentricité.

La majeure partie du livre est morose : Charles fait très difficilement son deuil, en remuant les souvenirs, en se voilant la face, en sombrant très lentement mais sûrement. Bon comme vous vous en doutez, la fin du livre est consacrée à sa reconstruction....

Le plus attachant chez Anna Gavalda, c'est bien entendu les personnages. Cette auteure crée toujours des personnages plus ou moins hauts en couleur, mais les héros sont bien souvent tout sauf des stéréotypes, bien que présentant des réactions très humaines. Leur psychologie est très travaillée.

Dans ce livre, j'ai trouvé cependant le style assez dur à suivre. Les phrases commencent souvent directement par le verbe, sans sujet, dans un style de pensée indirect... Les pronoms se croisent, les dialogues ne sont pas toujours faciles à distinguer du reste du texte... Tout cela 17ee-anna-gavalda-livres-magazine-13315.jpgcomplique un peu le livre. Mais il reste plaisant à lire.

Je rêve un jour de voir Anna Gavalda nous lire un de ses livres, qui sont réellement de beaux contes, de belles histoires, mises par écrit...Mais surtout ne pas en faire un film, qui risquerait de tout simplifier, et de le transformer en téléfilm diffusé sur France 3....

Et merci encore à Laurène pour ce prêt....

Anna Gavalda, "La Consolante"

Editions Le Dilettante, 637 p. , 24,50 euros

Source image : Le Dilettante, Linternaute

03 octobre 2008

Orgueil et préjugés

416R6F8AYTL._SL160_AA115_.jpgDe retour avec de la littérature "classique", anglaise pour cette fois. Avec "Orgueil et préjugés" de Jane Austen, j'ai cru me retrouver dans mon enfance à lire la Comtesse de Ségur. Non pas que le récit soit aussi simple, il est adapté à des adultes. Mais c'est un peu la même ambiance de jeunes filles modèles, avec des contre-modèles. On se retrouve également au XIXe siècle, dans un milieu proche: bourgeoisie et aristocratie. La seule différence est la situation géographique : nous nous situons en Angleterre et pour le coup, cela implique quelques différences sociales, notamment avec le fonctionnement de l'Eglise : les bénéfices des "cures" sont apparemment tenues par des aristocrates qui les attribuent en fonction de leur bon vouloir. En outre les pasteurs peuvent se marier.

Après ces quelques différences culturelles, l'histoire : le récit tourne autour d'une jeune fille appartenant à une famille de la bourgeoisie. Elle se nomme Elizabeth Bennet, a quatre soeurs très différentes. Elle incarne avec sa soeur ainée, Jane, la jeune fille modèle : jolie, pas coquette, respectueuse (un peu impertinente parfois), vive d'esprit et audacieuse. Sa soeur Jane lui est différente dans sa volonté d'aimer a priori. Ces deux jeunes filles arrivent à un âge où leur mère souhaite avant tout qu'elles se marient. Dès le début, on comprend que la mère est un peu  décalée, éduquée et agissant d'une manière vulgaire pour arriver à ses fins.

affiche-orgueil-et-pr-jug-s-copie-1.jpgLa famille se retrouve à fréquenter des gens plus élevés socialement. Et là arrivent l'orgueil et les préjugés. La tenue de la famille Bennet fait tache et met en danger les possibles relations des jeunes filles à marier. Notamment Jane qui rencontre un certain Mr Bingley, un nouveau voisin, jeune et célibataire, mais qui l'abandonne pour partir à Londres, poussé par Mr Darcy, un homme paraissant orgueilleux et Hautain

Si l'histoire peut paraître un peu niaise de prime abord, elle est écrite dans un style qui attire tout de suite la lecture. Jane Austen (1775-1817) a commencé tôt à écrire et possède déjà plusieurs oeuvres à son actif avant "Orgueil et Préjugés". Sa vie semble ressembler à son oeuvre la plus connue, puisqu'elle doit rompre des relations avec un jeune homme sans argent, elle-même étant peu dotée (on retrouve cet épisode dans Orgueil et préjugés). Elle est publiée de son vivant, ce que je trouve appréciable pour l'époque, et elle rencontre un certain succès.

De cette oeuvre majeure qu'est Orgueil et préjugés ont été tirés plusieurs films. Je vous inclus ici la bande annonce (en anglais) du dernier film sorti en 2006 avec Keira Knightley (actrice que j'apprécie moyennement).

 

Deux liens intéressants :

Jane Austen, "Orgueil et préjugés"

Editions 10/18, collection "Domaine étranger", 320 p. , 7,40 euros

Source image : cine-quartier pour la présentation du téléfilm de Langton de 1995, Amazon pour le livre

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