18 décembre 2008
Sacrées sorcières
Pour me faire découvrir ce livre de Roald Dahl, un ami m'en a lu les premières pages. Et c'était vraiment bien... donc merci Arnaud (si tu te reconnais...)
L'intrigue de ce livre est assez simple : il y a en réalité des sorcières dans le monde, qui ne sont pas du tout gentilles... puisque leur but est de faire disparaître les enfants. Cependant elles sont difficilement reconnaissables et très malconnues. Le héros de notre histoire est un petit garçon qui a perdu ses parents et est élevé par sa grand-mère. Sa grand-mère s'y connaît en sorcière et lui explique tout ce qu'il y a à savoir. Pour leurs vacances, la petite famille se rend dans un hôtel où se tient secrétement un congrès de sorcière...
Cette histoire est amusante, pleine de rebondissements, de joie de vivre et d'amour entre une grand-mère et son petit-fils. Le personnage de la grand-mère est vraiment sympathique, avec sa manie de fumer des cigares entre autres.... Un gentil livre à lire pour se détendre...
Roald Dahl, "Sacrées sorcières"
Gallimard Jeunesse, collection "Folio Junior", 7,20 euros
Source : Fnac
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23 novembre 2008
Un bon début dans la vie
"Épouse-moi, vieille chauve-souris butée, et sois mon unique amour pour toujours. - Dégage, Ned." Aucun doute, Caroline Hope et Ned Hump sont faits l'un pour l'autre. Mais ils ne se seraient peut-être jamais mariés si Ione n'avait pas concentré toute son énergie et toute sa cervelle dans ce but pendant les vingt-quatre heures fatidiques que raconte cette histoire. Ione est l'unique fille du professeur Muffet, historien réputé, particulièrement passionné par ce sujet palpitant : les premières routes commerciales sardes. Ce jour-là, elle est installée dans le kiosque du jardin, son endroit favori, et rêve aux bonnes résolutions qu'elle pourrait prendre, lorsqu'elle fait la connaissance de Ned. Ned est l'un des élèves les plus brillants du professeur, mais ils ont un très grave désaccord sur… ces fameuses premières routes commerciales sardes. Ned ne s'est pas introduit dans le jardin pour avoir une dernière discussion avec son professeur à la veille de son examen final, mais pour tenter d'apercevoir Caroline Hope, l'élue de son cœur. Miss Hope est l'assistante du professeur. Elle vient de repousser la cent cinquantième demande en mariage de Ned. Il espère " l'avoir à l'usure ". À la vérité, Caroline est, elle aussi, éperdument amoureuse de Ned, mais elle a un caractère de cochon et refuse de l'épouser tant qu'il n'a pas de travail. Or, si Ned revient à la raison au sujet des routes commerciales sardes, il fera probablement très bonne impression aux éminents professeurs qui vont le juger. Et s'il réussit son examen, ils lui proposeront certainement un poste… Émue par le désespoir de Ned, Ione fait de cet examen et de ce mariage une affaire personnelle. Mais il ne lui reste que peu de temps pour réussir.
Ce roman d'Anne Fine est plutôt destiné à un jeune public : neuf ans et plus. Il aborde néanmoins une multitude de thèmes : l'amour, la relation enfant-parent, la relation enfant-adulte, la vie avec un handicapé (le père d'Ione est aveugle), la nécessité du travail.... Toute une panoplie de thèmes qui peuvent poser un tas de questions au lecteur.
Cependant, Anne Fine ne produit pas ici sa meilleure oeuvre pour la jeunesse. Le style est léger, sympathique, mais sans plus. L'histoire est drôle, bien ficelée même. Mais il n'y a pas la grande accroche qui va en faire un livre inoubliable... donc je n'en parlerai pas plus...
Anne Fine, "Un bon début dans la vie"
Ecole des Loisirs, collection "Neuf", 179 pages, 9,20 euros.
Source : Ecole des Loisirs, Fnac
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20 novembre 2008
Fils du ciel
Vous avez toujours rêvé de voler ? Ce livre est pour vous et je pense que pour le coup il vous plaira.
Matt Cruse est garçon de cabine sur le puissant aérostat, l'Aurore. Une nuit, avec l'aide de l'équipage, il porte secours à un vieil homme qui dérive, seul dans sa montgolfière en détresse. Avant de mourir, celui-ci a le temps de confier à Matt qu'il a vu des créatures volantes fabuleuses. Le jeune homme ne prête guère attention à ses propos. Et pourtant, un an plus tard, il rencontre Kate, la petite fille du naufragé. Elle entraîne alors Matt dans une folle expédition, car elle souhaite poursuivre à tout prix les recherches de son grand-père...
A travers ce livre, Kenneth Oppel a réussi à insuffler un nouvel élan à la littérature sur l'aventure pour la jeunesse. L'histoire de Matt Cruse est vraiment très intéressante, écrite dans un très bon style, et capable de redonner du vocabulaire à nos élèves. Le site Ricochet indique un âge de 12 ans pour ce site, mais il peut intéresser tout élève de collège, voire des lycéens.
Qu'en est-il de l'histoire ? Bien sûr on imagine bien qu'elle va tourner autour de ces bêtes mystérieuses que probablement, il va falloir rechercher. Mais pas uniquement... Matt et Kate nouent une relation importante, ce qui complique l'histoire, avec les responsabilités de Matt notamment en tant que membre de l'équipage. L'histoire connaît également de nombreux autres rebondissement, liés aux voyages, ou à l'aventure, mais je ne vous en parlerai pas, pour ne pas tout dévoiler. Et ces péripéties n'alourdissent pas le récit. Elles ne sont pas juste là pour le pimenter.
Le cadre est également très travaillé. Quelque part, Kenneth Oppel a inventé un monde qui aurait évolué parallèlement au nôtre en inventant ces aérostats. Ceux-ci volent depuis une cinquantaine d'années au moment de l'histoire et sont de véritables moyens de transport de passagers, comme de marchandises. On se retrouve dans une ambiance de 19e- début 20e siècle pour ce qui est des convenances et des mentalités. Un cadre qui n'est pas sans rappeler les récits de Jules Verne.
Pour ce qui est des personnages, ils sont également très travaillés. Les héros sont deux adolescents, le narrateur étant Matt Cruse. Ils possèdent tous les deux une personnalité très apparente et cohérente : Kate est prête à tout pour sa quête de créature volante mystérieuse. Elle est impétueuse, téméraire, parfois insolente et légèrement inconséquente. Matt est lui tout simplement attaché à son aérostat, lieu de vie de son père défunt, et son propre lieu de naissance. Il est courageux et intelligent. Sinon il ne possède d'autres talents que celui de ne pas avoir le vertige. On retrouve également une figure parternelle à travers celle du capitaine de l'aérostat, qui guide d'abord le jeune homme dans ses aventures.
Un livre qui se dévore (même si j'ai mis du temps à le lire...) et pourra renouveller nos rayons de Jules Verne...
Kenneth Oppel, "Fils du ciel"
Bayard Jeunesse, 498 pages, 13,90 euros
Source : Ricochet, Harper Collins, Pionnair
21:16 Publié dans Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17 novembre 2008
La chanson de Hannah
Août 1940. Louis, dix ans, fils d'émigré polonais, partage sa vie entre les corons, le quartier des mineurs de charbon, et le Café des Amis, tenu par madame Jeanne. Il rend de menus services aux clients du café, qu'il entend parler de la guerre, sans vraiment s'en soucier. Mais avec la défaite française, l'occupant nazi et la police commencent à arrêter les Juifs. Louis apprend alors par son père qu'il est lui-même juif.
Jean-Paul Nozière (son site officiel) crée dans ce livre paru en 1990 un travail très important sur la Seconde Guerre Mondiale. Il ne s'agit pas réellement d'un livre sur la déportation, mais bien sur avant la déportation, sur les effets de la condamnation des Juifs. A travers ce livre, Jean-Paul Nozière peut permettre de faire comprendre l'injustice des accusations à de jeunes enfants. En effet, Louis lui-même ne comprend pas ce qu'il se passe : il découvre le mot "juif" puis "communiste" ou "youpin" en 1940, sans jamais d'ailleurs comprendre le sens de ces mots. Mais il subit de plein fouet les injustices en découlant, que ce soit à l'école ou à travers ses parents, que l'on prive peu à peu de l'essentiel.
Jean-Paul Nozière a écrit un livre plein de nuances. Personne n'est tout à fait bon, ni tout à fait mauvais, y compris les SS qui sont proches du café ou le vieux monsieur Blériot, antisémite jusqu'au bout. Et pour ce qui est des bons, même Louis commet des erreurs : il doit à un moment collaborer avec les Allemands, en leur apprenant notamment le français.
Vraiment un livre très intéressant pour travailler sur la Seconde Guerre Mondiale...Il a été sélectionné par Ricochet
Jean-Paul Nozière, "La chanson de Hannah
Nathan Poche, 4,80 euros
Sources : Fnac
20:10 Publié dans Littérature jeunesse, Livre sur fond historique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15 novembre 2008
Tobie Lolness
Tobie Lolness habite dans un arbre... sauf que toute sa famille aussi, ainsi que tout son peuple. Ils ne mesurent que dans les 1 ou 2 millimètres et ne connaissent que la vie dans l'arbre, chaque branche étant colonisée par des quartiers entiers. Sauf que Tobie a 13 ans, et qu'il fuit. Pourquoi ? Vous ne le saurez pas tout de suite. Il est en danger de mort, poursuivi par des membres de son peuple, pas particulièrement gentils.
Encore un bon livre pour adolescent (mais c'est encore une fois malheureusement une série, l'histoire étant loin d'être finie à la fin de ce tome intitulé "La Vie Suspendue"). Ecrit par Timothée de Fombelle, cette histoire crée encore un nouveau monde à découvrir, mais un monde qui pourrait ressembler à celui des Hobbits (en plus petit bien sûr) par la chaleur et l'impression de familiarité que dégage l'histoire de Tobbie. Si bien que l'on n'est que peu dépaysé. Même si l'univers décrit est microspique : on découvre les charançons, les dégats que peuvent causer les moustiques sur des petits êtres, les fourmis rouges qui servent de chiens de combat, ou les cochenilles.
L'histoire est construite de manière assez intéressante. On commence par une fuite éperdue, en découvrant petit à petit les évènements qui ont précédé. Et on en apprend juste assez à chaque fois pour comprendre les rencontres de Tobbie. Et la fin est encore plus intéressante puisque Tobie découvre un nouveau monde, celui de la prairie... mais je ne vous en dirai pas plus.
Pour ce qui est des personnages, Tobie est un jeune garçon bien élevé, courageux et rusé, mais sans plus de talent. Ses parents, dont je n'ai pas encore parlé, sont des gens biens. Son père, Sim Lolness, est professeur, et chercheur, et son principal objectif est la préservation de l'arbre. On retrouve ici le thème de la surexploitation et du gachis, l'arbre étant peu à peu victime de ses habitants trop nombreux et inconscients... L'auteur n'est pas trop manichéen dans la description de ses personnages : on retrouve à la fois des très méchants, ceux qui ne savent pas qu'ils font mal, ceux qui sont influencés...
En résumé un livre très intéressant dont la suite est déjà sortie...
- le site de Gallimard Jeunesse propose un concours, un résumé, des présentations de personnages et un extrait du livre à écouter
Timothée de Fombelle, "Tobie Lolness t.1 : La Vie Suspendue"
Editions Gallimard Jeunesse, 312 pages, 16 euros
Source : Amazon
13:17 Publié dans Fantastique, Littérature ado, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13 octobre 2008
L'assassin est au collège
Un petit policier écrit par Marie-Aude Murail (j'en ai déjà parlé pour "la fille du Docteur Baudoin" et "Oh Boy!" ). Sortant un peu des chemins tous tracés mais restant dans la littérature jeunesse : il n'y a pas de meurtre, juste des éléments un peu inquiétants : des copies corrigées avec du sang humain, des lettres anonymes. L'enquêteur est un peu spécial : un professeur en histoire ancienne à la Sorbonne, Nils Hazard, qui se voit donc attribué le rôle de remplaçant du professeur d'histoire géographie dans le collège où se déroulent les évènements. Il est aidé par sa secrétaire, Catherine.
Le hic, c'est que Nils doit enseigner à des élèves. Ses cours ont loin d'être hortodoxes (des reconstitutions de découverte historique totalement hors programme) mais les élèves l'adorent (surtout les 3e qui eux, n'ont pas de cours, mais des moments de jeux). En tout cas surtout pas de cours de géographie qu'il ne supporte pas (et je le comprends bien).
L'enquête est bien ficelée et l'intrigue intéressante. Même si Marie-Aude Murail ne nous tire pas
des larmes dans ce livre, elle réussit à nous intéresser à un petit problème dans un petit collège, petit problème qui va bientôt devenir important... Les personnages sont attachants, les élèves comme les héros (on se doute qu'il se passe quelque chose entre Catherine et Nils, mais quoi ?). Et même si l'énigme est bien rodée, on sent quelque part que l'auteure s'est bien amusée à imaginer cette petite histoire.
Ce livre appartient à une série de 7 livres que l'auteur a commencé en 1991 avec "Dinky Rouge Sang" ; leur point commun : l'enquête menée par Nils Hazard et sa complice Catherine.
Marie-Aude Murail, "L'assassin est au collège"
Ecole des Loisirs, "Médium", 174 p.
Source : Site de Marie-Aude Murail, Fnac, Ricochet
19:50 Publié dans Littérature jeunesse, Policier | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17 septembre 2008
Un été 58
Je pensais ne pas me tromper avec un livre de Jean-Paul Nozière et ben, je me suis trompée... Ce n'est pas que le livre soit vraiment mauvais mais il est surtout plus que banal : l'auteur nous raconte un été où un garçon arrive dans un village et chamboule l'ambiance paisible de la campagne. Justin est un adolescent perturbé, mais nous n'en saurons pas plus. Nous savons uniquement qu'il est hébergé dans une famille du village, qu'il multiplie les bétises, et qu'il devient l'ami du fils de l'instituteur, le narrateur.
Voilà toute l'histoire...
- le site de Jean-Paul Nozière
- la présentation et la critique sur Ricochet
Jean-Paul Nozière, "Un été 58"
Edition Seuil Jeunesse, 117 p.
Source image : site de Jean-Paul Nozière
13:17 Publié dans Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13 septembre 2008
Stravaganza t.1 et t.2
Stravaganza est une série qui part sur un principe simple et assez connu : des personnages sont capables de voyager entre deux mondes différents en utilisant un objet "talisman" permettant le trajet durant son sommeil. Ces personnes, les Stravaganti, forment une communauté peu connue du public, et vivant sur le monde différent du nôtre. Dans le premier tome, un jeune garçon, Lucien, malade du cancer, voyage accidentellement durant son sommeil et arrive en Talie au XVIe siècle. Il se retrouve dans "La cité des masques" (le titre du premier tome). Cette cité se nomme Bellaza, et n'est autre qu'un double de notre Venise. Malheureusement, Lucien arrive à un moment où la Duchessa ( celle qui gouverne Bellaza) est menacée parce qu'elle refuse de se soumettre à la grande famille qui veut gouverner la Talie : les Chimici. Il se retrouve alors mêler à des intrigues de palais....
Le second volume est construit différemment. Bien sûr, on retrouve un enfant qui voyage mais il s'agit cette fois d'une fille nommée Georgia. Sa particularité est de très mal vivre dans sa famille à cause de la haine du fils de son beau-père. Elle arrive à Remora, "La cité des étoiles" (intitulé du second volume), construite comme Sienne, avec un découpage des quartiers en fonction des signes astrologiques. Elle découvre la cité juste avant une grande course de chevaux et au moment de la naissance d'un cheval ailé, sensé porté bonheur. Si ici, le complot tourne autour de la course de chevaux, Georgia se lie avec les enfants Chimici (les ennemis de Lucien) et va devoir aider l'un d'entre eux à venir dans son monde.
Si je ne vous avais pas parlé du premier tome, c'est qu'il m'avait plu tout en me laissant un sentiment d'inachevé, comme si l'auteure (Mary Hoffman) n'était pas allée jusqu'au bout. Et c'est encore le cas dans La cité des étoiles mais l'histoire est vraiment bien construite et pleine de rebondissements. Le second tome met vraiment en avant l'idée d'amitié, importante pour tout ado mal dans sa peau. Mais elle pose également la question de l'attachement à la famille : un des jeunes Chimici part dans notre monde pour se faire guérir la jambe, mais du coup, il meurt sur son monde en abandonnant son corps. Le sacrifice est donc important mais il est aussi doublé par la question de l'avenir des adolescents décidé par les parents (la famille des Chimici ayant une stratégie familiale très poussée, y compris sur le plan ecclésiastique).
Enfin tout ça pour vous dire qu'il s'agit d'une bonne série pour la jeunesse. Elle permet de faire connaissance avec certains aspects de l'Italie de la Renaissance que nous ne connaissons pas, et pour le second tome, elle pourra plaire aux passionné(e)s de chevaux...
- une présentation avec de nombreux commentaires de lecteurs sur Ricochet (où l'on apprend d'ailleurs qu'il doit au moins exister quatre tomes...)
- le site officiel de Stravaganza (en anglais) où l'on peut voir les couvertures des livres anglais qui me font me demander s'il n'y a pas des films de prévus en adaptation des livres
- le site de l'auteure, Mary Hoffman
Mary Hoffman, "Stravaganza t.1 : La cité des masques", "Stravaganza t.2 : La cité des étoiles"
Edition Pocket jeunesse
Source images : Decitre
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11 septembre 2008
Artemis Fowl
Me revoici suite à une petite coupure internet (petit déménagement) avec Artemis Fowl, une série présente dans pas mal de bibliothèques et autres CDI et que j'ai donc voulu lire... Il s'agit d'une série fantastique, un peu à côté de ce que l'on trouve habituellement. Artemis est en effet un adolescent, fils d'une riche famille de grands bandits, qui va s'attaquer au monde des fées pour voler de l'argent. Le monde des fées est bien entendu inconnu normalement des humains et entend bien le rester.
L'histoire se présente d'abord comme un compte-rendu réalisé par une tierce personne mais un compte-rendu rédigé comme un récit normal. Artemis par de nombreux recoupements, découvre que les fées existent réellement. Il réussit à prendre à l'une d'entre elles le Livre, qui lui fournit tous les renseignements pour monter un coup digne des plus grands voleurs, même s'il s'agit plus ici d'un kidnapping que d'un vol. Artemis agit uniquement dans son propre intérêt pour renflouer les caisses de sa famille.
Le monde présenté par Eoin Colfer est assez particulier. Les fées ont en effet évolué pour leur permettre de toujours contrôler les humains. Elles possèdent des brigades de farfadets chargées de maintenir le secret sur leur existence. Mais leurs pouvoirs ne sont plus suffisants pour tout contrôler si bien qu'elles utilisent une forme de technologie pour parer à tout problème.
Une histoire intéressante, sans pour autant être passionnante. Encore un nouveau monde de fantasy...
- le site officiel d'Artemis Fowl
- la présentation du personnage d'Artemis Fowl sur le site de Gallimard Jeunesse
- le site officiel de l'auteur
Eoin Colfer, "Artemis Fowl"
Editions Gallimard Jeunesse, 329 p. , 15 euros
Source image : Gallimard Jeunesse
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29 août 2008
Les chevaliers du subjonctif
Voici le commentaire de la suite de "La grammaire est une chanson douce" d'Erik Orsenna (que j'avais déjà commenté ici). On part sur le même principe : Jeanne est de nouveau sur les îles où s'abritent les mots. Sauf que cette fois, on ne parle plus seulement du fonctionnement basique de la phrase, mais l'auteur s'attaque aux modes de la conjugaison : qu'est-ce que l'indicatif, le conditionnel ou le subjonctif ? Comment l'expliquer de manière imagée.
L'auteur présente encore une fois le fonctionnement de la langue française comme un objet de plaisir et pourvu de sens, pas comme quelque chose de barbare, difficile à utiliser et à comprendre. Cependant, l'explication est plus difficile à comprendre que dans le premier tome. Je dois dire qu'encore une fois la suite n'est pas à la hauteur de l'original. L'histoire perd en cohérence : on ne sait pas pourquoi Jeanne et son frère sont de retour sur l'île, on ne comprend pas non plus vraiment dans quel sens va le livre, et les explications des modes des verbes sont moins imagées et compréhensibles.
Néanmoins, ce livre reste une oeuvre pleine de poésie sur la langue française et ses subtilités.
- un commentaire positif sur Biblioblog accompagné d'un extrait du livre
- un autre commentaire moins positif sur Lectrissima.
PS : Merci encore une fois à Laurène pour le prêt de ce livre.... (quelle bibliothèque elle a cette Laurène !)
Erik Orsenna, "Les Chevaliers du Subjonctif"
Editions Stock, "Le Livre de poche", 177 p., 5,50 euros.
Source image : Amazon
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