22 novembre 2009
Le secret des abeilles
Certaines de mes collègues avaient emprunté ce livre de Sue Monk Kidd pendant les vacances et étaient revenues enchantées, me disant que c'était une petite merveille. Du coup, je l'emprunte pour voir...
L'histoire : Lily a 14 ans. Elle vit avec son père, T. Ray, un fermier brutal, et Rosaleen, sa nourrice noire. Nous sommes en 1964 aux Etats-Unis. Rosaleen est brutalisée par des blancs. Lily décide de s'enfuir avec elle et se rend à Tiburon, chez des apicultrices, qui se trouvent être des femmes noires. Sa mère avait laissé en quelque sorte leur adresse à Lily.
Je dois avouer que le début m'a un peu barbée, dans le sens où Lily se plaint de son père, mais d'une manière très "fille" : elle n'a pas de rouleau pour bien coiffer ses cheveux, elle est mal habillée... des choses qui semblent peu intéressantes et qui m'ont fait me dire que Lily était bien superficielle.
En fait, ça devient intéressant à partir du moment où la problématique des droits des noirs entre en jeu et reste toujours en toile de fond.
Autrement il ne s'agit que de l'histoire d'une jeune fille qui fugue pour trouver la vérité sur sa mère et tombe sur des femmes très charmantes.
L'histoire est bien écrite, les personnages attirent la sympathie. Mais bon, ce n'est le superbe bouquin que je m'attendais à lire...
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18 novembre 2009
Les cochons au paradis
Il y a peu de temps (en septembre), je vous parlais d'un livre de Barbara Kingsolver, L'Arbre aux haricots. Et je viens d'en lire la suite, qui vaut le premier tome, bien qu'il me semble qu'il soit bien plus sombre.
Turtle est reconnue comme une petite fille indienne par une avocate Cherokee, Annawake Fourkiller. Or, l'adoption de Turtle n'a pas été validée par les tribus indiennes et n'est donc pas légale. Taylor se retrouve à fuir dans l'espoir de garder sa fille.
Pourquoi plus sombre ? Dans le premier tome, Taylor tombe toujours sur des gens qui l'aident. Il y a des hauts et des bas mais elle n'est jamais réellement seule. La fuite est ici beaucoup plus difficile, Taylor ne réussissant pas à gagner suffisamment d'argent pour se permettre une vie correcte. Et les bas sont plus nombreux.
Cette fois, les grandes découvertes touchent la culture et l'histoire de la nation Cherokee. Comment les Indiens sont-ils encore vus aux Etats-Unis par les Blancs ? Quelles traditions ont été conservées ? Combien de génocides ?
Encore une fois, un bon livre qui nous en apprend davantage sur ces Américains que l'on dit si différent de nous...
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08 novembre 2009
Cathédrale des Trolls
J'ai choisi ce livre à cause du titre (certains se reconnaîtront même si le livre n'est pas du tout tourné vers les trolls en fin de compte). Ecrit par Olafur Gunnarson, un islandais.
Un livre intéressant mais probablement un peu long. La présentation de l'éditeur :
"Juin 1953. Reykjavík. Sigurbjörn, un architecte visionnaire au caractère trempé et colérique, rêve de construire une cathédrale plus haute que les nuages dans la petite capitale perdue de l’Islande. Il déambule souvent avec son fils Thórarinn, son complice, dans les rues encore peu goudronnées. Alors, la ville, la vie, les lieux et l’époque surgissent en couleurs, gestes et odeurs devant nous à travers leurs yeux. Thórarinn a douze ans et va prendre un boulot d’été comme livreur, contre son gré. Grincements de dents, portraits de famille, la vie semble suivre son cours presque simplement. Presque. Sigurbjörn émet alors l’idée de construire ce qui serait le premier hypermarché de Reykjavík, des Galeries sur cinq étages. Il lui faut pour cela extorquer le terrain de son beaupère, et il rencontre moult embûches et oppositions. Seul son fils ne doute jamais de lui. Alors que Sigurbjörn frôle la faillite pour mener son projet à bien, Thórarinn croise un homme lors de ses livraisons à vélo. Dans l’hypermarché encore en chantier, l’homme va violemment abuser de lui. S’ouvrent les portes de l’enfer, et déferlent les doutes de Sigurbjörn en la foi et les Évangiles, sa violence, et le glissement inexorable dans la démence."
Intéressant parce que sur l'Islande et du coup assez dépaysant. Mais les noms et diminutifs ne sont pas tous faciles à engranger et identifier, principal obstacle à la lecture pour ce livre. Ainsi que les longueurs.
13:14 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05 novembre 2009
La pianiste
Bon, je vais parler rapidement de ce livre d'Elfriede Jelinek parce que je ne l'ai pas aimé, et me suis poussée (réellement) à le finir.
L'histoire : Erika Kohut est une vieille fille (de 36 ans). Elle vit avec sa mère, adore les feuilletons télévisés, mais aussi se rendre dans les sex shops, cinémas pornos et autres... Jusqu'au jour où un de ses élèves au piano décide qu'il l'aime et ne veut que son bien en lui imposant cet amour... Mais qui est le maître de l'autre ? Jusqu'où aller dans la mise en scène de la hiérarchie ?
Pourquoi je n'ai pas aimé ? Rien n'est sentimental, tout est matériel : sexe, télévision, technique dans la musique.... Rien ne m'a accroché.
Pas aimé non plus cette outrance de la musique classique offerte par l'auteure.
Apparemment le film de 2001 est tout aussi étrange et dérangeant que le livre. A vous de voir !
14:59 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22 octobre 2009
L'un des nôtres
Willa Cather nous entraîne aux Etats-Unis dans les années 1910. Claude Wheeler est le fils d'agriculteurs d'une ferme du Nébraska. Il ne sait pas encore réellement où est sa place. Il aimerait quitter son milieu, faire des études autres que théologiques, se faire un nom dans la société, et que quelque chose lui arrive. Mais son éducation, les circonstances familiales font qu'il reste agriculteur après avoir goûté à la bonne société.
Il se marie avec une jeune fille qu'il pensait aimer, mais la pudibonderie de celle-ci ne répond aucunement à ses besoins. En outre, Enyd part rejoindre sa soeur en Chine qui est missionnaire. Et la Première Guerre Mondiale commence, créant dans la tête de Claude une réflexion intense sur son avenir. Il part bien sûr pour l'Europe en 1918.
Un bon livre sur les Etats-Unis, une certaine mentalité peut-être, et les agriculteurs.
Surtout, il apporte un éclairage différent sur la manière de voir la Première Guerre Mondiale. Ici, à travers un océan. A travers les yeux de personnes dont les voisins sont parfois allemands. A travers les yeux d'un personnage qui cherche une façon de vivre.
Bon, je dois avouer que je l'ai trouvé un peu long. Certaines pistes ne sont pas explorées jusqu'au bout. Que devient Enyd, la femme de Claude ? Et celle que Claude aime réellement, Gladys Farmer ? Et peut-on vraiment se réaliser dans la guerre ?
20:42 Publié dans Littérature étrangère, Livre sur fond historique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24 septembre 2009
L'Arbre aux haricots
Conseillé par ma nouvelle collègue (merci Julie !), ce livre de Barbara Kingsolver nous entraîne aux Etats-Unis dans un voyage à travers divers états : Kentucky, Oklahoma, Arizona.
Taylor, jeune femme, décide un jour de partir dans sa voiture, l'idée étant de rouler le plus loin possible. Dans l'Oklahoma, un drôle de cadeau lui est remis : un petit enfant vraisemblablement d'origine indienne. Elle ne connaît pas son nom, ni son âge, la petite fille ne parlant pas encore. Une nouvelle famille est fondée, ses seules possessions se limitant à cette voiture et à la bonne volonté de Taylor.
Ce livre est une vraie petite mine d'or. C'est d'abord une belle histoire de la maternité, de l'adoption, de l'amour mère-enfant en général. Taylor découvre bien des choses sur elle-même (et aussi sur la cruauté des autres) grâce à la petite "Turtle".
De nombreux problèmes de société sont également abordés, très présents aux Etats-Unis, mais retransposables à la France : l'immigration clandestine liée aux violences dans un pays, les réseaux de solidarité en découlant, les problèmes d'emploi, les adolescentes-mères.... Ces sujets sont présents en arrière-plan dans le livre ; ils interviennent de manière assez simple dans l'histoire, mais l'auteure est clairement engagée dans certains cas (et heureusement !).
Un livre qui a l'avantage de se lire assez vite. Certaines expressions employées sont assez rigolotes. Le style est léger, clair, distrayant. Les personnages attachants.
Un bon petit livre.... (il va falloir que je renouvelle mes expressions...)
21:56 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16 septembre 2009
Re-Les Bienveillantes
Je n'ai toujours pas fini ce livre même si je ne vais pas tarder à abandonner (j'ai pas mal avancé ce week-end : page 423).
Pourquoi vais-je abandonner (probablement) ? Parce que ce livre commence à me lasser :
- Il parle, entre autres, de l'action des Einsatzgruppen puisque le narrateur est un SS. Mais le récit est froid, détaché, sans aucune émotion. La seule interrogation du narrateur est autour de l'effet psychologique sur les hommes des exécutions plus ou moins bien organisées et disciplinées.
- De nombreux termes allemands ne sont pas traduits, notamment autour des grades de la SS ou de diverses actions.... Si bien que je ne sais pas toujours de quoi l'on parle
- Les personnages rencontrés par le narrateur sont en quantité trop importantes pour ma mémoire.
- La narration est parfois longue : on passe d'une ville à une autre, sans savoir réellement où l'on est ni à quelle date (en gros on se repère aux saisons et à quelques faits marquants comme la chute de Stalingrad)
- En cette page 423, je sens que le narrateur va repartir dans une nouvelle étape horrible des exterminations, et je crois que je n'aurais pas le courage de relire ça.
Bon, le livre est quand même bien écrit et possède quelques passages croustillants. J'ai particulièrement apprécié le débat entre le narrateur et un commissaire du peuple soviétique sur les similitudes entre le nazisme et le "bolchévisme". Certaines analyses sont très intéressantes, et l'auteur développe une réflexion poussée sur de nombreux thèmes.
Mais c'est parfois beaucoup trop long...
18:53 Publié dans Littérature étrangère, Livre sur fond historique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07 septembre 2009
Carrie
Conseillé par Guillemette, ce livre de Stephen King m'a plu et surtout énervée alors que je voulais dormir (maieuh....). Je l'ai trouvé moins horrible que le premier de Stephen King que j'ai lu (Misery) mais pas mal quand même.
Carrie est une jeune fille de 17 ans qui a servi de souffre-douleur toute sa vie. Différente des autres parce qu'élevée par un mère fanatique, elle se découvre un don pour faire voler les objets. Jusqu'au jour du bal de la promo où la moquerie de ses camarades est poussée trop loin et déclenche un cataclysme (et le mot n'est pas faible).
L'histoire est racontée sous forme d'extraits de livres des rescapés, d'interrogatoires tirés de l'enquête ayant suivi la catastrophe, et de discours narratifs suivant différents personnages de l'histoire. Un bon patchwork suffisamment bien monté pour que nous ne manquions aucun épisode de l'affaire. Mais qui je dois l'avouer alourdit parfois l'histoire.
Les thèmes abordés sont encore une fois intéressants pour les ados, même si profondément intégrés dans le système américain (ne serait-ce que l'idée du bal de promo). Tolérance, amitié, mais également vengeance, égoïsme...
19:33 Publié dans Littérature étrangère, Littérature noire | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29 août 2009
Tentation
Et oui me revoici avec le second tome de Twilight, de Stephenie Meyer, Tentation. Bon pas de grande surprise, on reste dans l'univers un peu mélo pour ado créée par la célèbre auteure.
Bella se coupe le doigt lors de sa fête d'anniversaire. Jarved entre alors en transe et tente de la mordre. Par peur pour les conséquences sur la vie de Bella, Edward la quitte brutalement. Et Bella tombe dans la déprime, le désespoir....
Un nouveau mythe entre en jeu dans ce livre, celui des loups-garou, mais bon pour ceux qui ont vu la bande-annonce du prochain film, ce n'est pas une nouvelle (je vous la mets à la fin de cette note).
On reste vraiment dans la littérature pour adolescentes, bourrée de romantisme, de miévrerie, et d'idées de "prince charmant". Mais bon, pas trop mal écrit dans son genre. Ajoutez là-dessus l'idée d'une jeunesse toute puissante et éternelle... et voilà la recette gagnante pour ce best-seller.
Allez, une petite bande annonce pour la peine...
11:35 Publié dans Littérature ado, Littérature étrangère, Sentiments | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25 août 2009
Version originale
Bill Ballinger nous entraîne dans ce livre à la suite d'une belle femme sans scrupule, Krassy. Danny April est agent de recouvrement de dettes. Il tombe amoureux d'une femme en découvrant sa photo. Il décide de partir à sa recherche, ne connaissant que son point de départ à 17 ans à Chicago, âge où elle s'enfuit de chez son père pour conquérir une meilleure vie. Danny April nous fait alors suivre le destin de cette femme jusqu'à leur rencontre.
Bill Ballinger a créé avec ce personnage de Krassy une femme (presque) sans scrupule, qui se sert de son charme et de sa beauté pour conquérir ce qui lui a manqué dans sa jeunesse : l'argent, le luxe, etc... Elle met tout en oeuvre pour réussir mais ne reste cependant pas indemne.
La chute de ce livre est vraiment bonne, inattendue et en cohérence complète avec le reste de l'histoire. Pour le coup, un bon livre noir (qui n'est malheureusement plus édité pour l'instant...)
10:48 Publié dans Littérature étrangère, Littérature noire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


