07 juin 2009

Krondor : La Guerre des Serpents t.1 : L'ombre d'une reine noire

Merci aux Trolls pour ce livre de Raymond E. Feist. Une nouvelle série, toujours dans le monde de Mikdémia, s'intitulant la Guerre des Serpents. Nous changeons encore une fois de personnages (comme à chaque cycle apparemment) mais ceux-ci restent attachés au royaume de Krondor.

9782914370790.gifLe personnage principal se nomme Erik. Il est apprenti forgeron à la Lande Noire, mais surtout le bâtard du baron de la Lande Noire. Et bâtard bien visible puisqu'il lui ressemble comme deux gouttes d'eau et que sa mère a réclamé devant public la reconnaissance de ce fils. Il est donc détesté de son demi-frère, héritier légitime de la baronnie mais plus jeune que lui. Ce demi-frère lui tend donc un piège, mais meurt dans le traquenard tué par Erik et son meilleur ami. Ils sont tous deux obligés de fuir.

En parallèle on suit une certaine Miranda, à la recherche du célèbre magicien Pug des étoiles (déjà vu dans les cycles précédents). En effet, une invasion se prépare : au-delà de la mer, les Panathians (hommes-serpents) sont en train d'envahir tout un continent et semblent prêts à prendre possession de tout Mikdémia. Le problème : ils ne sont pas spécialement des agents du bien, mais plutôt de la mort et du néant. Pug est donc recherché de tout agence pour aider.

On a plaisir à retrouver dans ce volume des personnages connus dans les autres séries parallèles (Guerre de la Faille ou Entre-Deux Guerres), même s'ils ne sont cités que de loin en loin. Quelques-uns interviennent comme Nakor, le facétieux  Islahan et ses oranges, ou Pug. Mais leur participation reste sporadique, mais déterminante.

Raymond E. Feist nous entraîne ici dans une histoire un peu particulière : Erik (je ne vous expliquerai pas exactement comment et pourquoi, il faudra lire pour cela) se forme peu à peu à devenir en guerrier redoutable. C'est je pense l'aspect le plus intéressant du livre. J'ai parfois d'ailleurs eu l'impression de me retrouver dans les Annales de la Compagnie noire, les pensées des guerriers étant souvent semblables face à la mort et à l'horreur.

Je dois avouer cependant que je n'ai pas encore tout compris. Il est encore une fois question des Seigneurs Valherus mais ayant lu les premiers tomes concernant Mikdémia il y a un certain temps, je n'ai pas réussi à tout relier ensemble... Peut-être cet été.

Un bon livre de fantasy, peut-être un peu lent et long, mais intéressant. Je retrouve encore une fois le défaut de cet auteur : certains passages peuvent être très longs, tandis que d'autres beaucoup trop rapides dans l'action. Mais l'attention portée au style de l'écriture comme à la psychologie des personnages font de ce roman un bon ouvrage fantastique et d'aventure.

 

Rendez-vous peut-être mardi pour "Je hais mon chien" (moi ce serait plutôt mon chat) de Charles Nemes.

11 mai 2009

Les annales de la compagnie noire t.8 : Elle est les ténèbres 1ère partie

Oui, je sais, le titre est un peu à rallonge, mais bon, Glen Cook ne nous aide pas non plus beaucoup à les raccourcir. Mais c'est probablement l'un des seuls reproches qu'on peut lui adresser. Parce que ce huitième tome est encore une fois un bon livre, un peu plus court que d'habitude.

9782290012710FS.gifLa Compagnie noire est toujours en train de régler la question du dernier maître d'Ombre pour ses employeurs de Taglios. Mais cette fois il est question d'offensive (en plein hiver en plus) : la compagnie se met en route pour attaquer directement les ennemis sur leur territoire, aidés il est vrai par un séisme particulièrement meurtrier pour les "méchants".

C'est encore Murgen qui joue le rôle de narrateur. Il est presque redevenu normal : pas de retour en arrière intempestif comme dans le tome précédent. Néanmoins, il a perdu sa femme, ce qui l'affecte quelque peu... Il continue donc à nous narrer les aventures de la compagnie. Le plus étrange, je trouve, dans ce tome, est sa vision de Toubib : dans les premiers volumes de la collection, Toubib est le narrateur et se présente comme un gars comme les autres, au service de la compagnie. Désormais il est le patron, le "Vieux", celui qui commande l'armée et met en place des stratégies tordues (particulièrement tordues ici d'ailleurs).

L'auteur a cependant trouvé un bon stratagème dans la personne de Fumée pour nous faire connaître tous les détails en dehors de la vision de Murgen : Fumée est un sorcier tombé dans le combat ; grâce à lui, Murgen peut  aller visiter (dans le monde des spectres) et espionner des ennemis ou des personnes clés afin de se tenir au courant sur les intentions de plusieurs personnages du livre. Mais il y rencontre également Kina, ou quelque chose lui ressemblant.

Glen Cook nous emmène comme d'habitude dans un monde noir, peuplé de cadavres et de mort, accentué ici par la présence de la déesse Kina, déesse de la mort, de la désolation... Un bon livre qui plaira donc aux amateurs de batailles, tout comme aux amateurs de Fantasy, même si la magie est peu présente dans ce tome.

Je trouve néanmoins cette série assez dure à lire, que ce soit du fait de la traduction ou du langage de l'auteur : je ne suis pas toujours sûre de ce que je comprends et l'auteur ne revient pas toujours sur certaines de ses expression sibyllines. Du coup, c'est parfois un peu difficile de tout comprendre, le tout étant parfois compliqué par le fait que les personnages se parlent parfois à demi-mot, de peur d'être espionnés.

Néanmoins, les Annales de la Compagnie noire sont une vraie réussite que je ne regrette pas d'avoir commencée (grâce à mon zamoureux...)

PS : une petite remarque sur le titre Elle est les Ténèbres. Le "Elle" peut ici s'appliquer à presque tous les personnages féminins du livre ( à l'exception de Sahra, la femme décédée de Murgen et de sa belle-mère, qui bien qu'acariâtre, ne mérite pas un tel qualificatif. En premier lieu, et de manière assez évidente, il concerne Kina, la déesse de la mort qui espère influer sur les destinées de ce monde. Madame peut également être qualifiée ainsi, tout comme sa soeur démente, Volesprit : toutes deux sont des femmes de pouvoir, cherchant leur intérêt au mépris de la vie du plus grand nombre (même si désormais Madame travaille dans la Compagnie et n'agit donc pas uniquement pour elle). Un dernier personnage est concerné : la Fille de la Nuit, fille de Madame et Toubib, mais kidnappée à la naissance et fille spirituelle de Kina, une enfant qui fait peur.


Rendez-vous mercredi pour "Tu ne me connais pas" de David Klass.

10 mars 2009

Les Annales de la Compagnie noire t.7 : Saisons funestes

5316326.jpgEt merci à Claude pour cette suite des Annales de la Compagnie noire... et oui encore je suis encore et toujours dans cette série fantastique (et il reste encore quelques tomes, mais ils ne sont pas encore sortis en poche...)

Saisons funeste est, je dois l'avouer, un tome bien particulier dans cette série de Glen Cook. Il possède une construction particulièrement complexe (les autres volumes ne sont déjà pas toujours faciles à suivre, alors imaginez celui-ci). En effet, le narrateur, Murgen, passe d'une période de son histoire à une autre de manière assez inopinée : il est sous le coup d'un sortilège qui lui fait faire des bonds dans le passé...

En outre, l'intrigue n'est pas la suite du tome 6 mais se déroule simultanément au tome 5 et avance un peu sur l'histoire. Murgen nous raconte en effet son point de vue : le tome 5, c'est le point de vue de Madame, qui se bat de son côté ; tandis que Murgen est coiné dans Dejagore, cité assiégée par Tisse-Ombre. Et il n'est pas coincé tout seul, mais avec notamment Mogaba, qui veut devenir chef de la Compagnie noire, mais possède un appétit des plus particuliers mais très utile lors d'un siège : le cannibalisme...

Donc Murgen nous raconte ce siège qu'il décrit comme l'enfer... Sauf qu'il s'agit en réalité d'un retour dans le passé : le siège est terminé depuis un petit moment déjà et la Compagnie noire est désormais réunie contre les maîtres d'Ombres, Mogaba ayant rejoint ces derniers... et les problèmes sont aussi nombreux à ce moment.

Comme vous l'avez compris, une histoire assez complexe... mais si intéressante et prenante...

 

Rendez-vous dans 2 jours pour "Mrs Dalloway" de Virginia Woolf (si je réussis à le lire... et j'ai un peu de mal pour le coup...)

23 février 2009

Les annales de la Compagnie noire t.6 : La pointe d'argent

Et oui, je lis encore ; simplement, le temps que je me permettais de consacrer à ce blog a fortement diminué. Mais, promis, je vais faire des efforts.

9782290356890.gifDonc, je profite d'un peu de temps pour vous parler d'une série qui me plait énormément, dont le tome 6 m'a été prêté par mon petit frère (merci !) : les Annales de la Compagnie noire. Pour ceux qui n'auraient lu aucun billet sur cette série de Glen Cook, je vous résume l'affaire : la Compagnie noire est une compagnie de mercenaires qui combat pour le plus offrant dans un monde fantastique un peu particulier. N'y vivent en effet pas d'elfes, de nains ou autres trolls, mais des hommes, des sorciers, des créatures fantastiques... La caractéristique de ce monde : les plus puissants sont des sorciers, la plupart du temps peu fréquentables et en quête permanente de plus de pouvoir.

Ce tome 6 est un peu particulier puisque nous ne suivons pas réellement la Compagnie noire à proprement parler, celle-ci étant partie dans le Sud avec Toubib (le chef) et Madame (l'ancienne Dame qui commandait l'Empire). Le narrateur est en fait Casier, un déserteur de l'armée impériale qui suit Corbeau, un ancien de la Compagnie noire (enfin si vous voulez vraiment comprendre, lisez les premiers tomes, ça vaut le détour). L'esprit du grand méchant, le Dominateur, a été enfermé dans une pointe d'argent et des petits lascars se mettent en tête de l'arracher à l'arbre-dieu sensé la protéger afin de la vendre au prix fort à des sorciers. En même temps, un ancien Asservi, le Boiteux, revient encore une  fois d'entre les morts pour se venger. Tout ça sème une belle pagaille dans ce petit monde.

L'histoire est en fait racontée à travers trois groupes de personnages. On suit tour à tour Casier, puis les petits lascars, et enfin le Boiteux, ces personnages se rencontrant, se battant, se séparant. Glen Cook montre encore une fois dans ce volume sa capacité à construire de manière très carrée une histoire cohérente, complexe et vraiment intéressante.

Je redis encore une fois que le monde créé par cet auteur est des plus originaux en matière de Fantasy : les sorciers qui apparaissent dans les récits possèdent des pouvoirs divers mais cependant limités, les créatures de la plaine de la Peur n'apparaissent pas chez d'autres auteurs... Et le point de vue choisi (celui de mercenaires) donne vraiment une tonalité particulière au récit : noire, dépourvue d'héroïsme, réaliste, sans être totalement cyniques...

Vraiment une bonne série. Dommage que tout ne soit pas encore paru en poche...

 

04 décembre 2008

Acacia t.1 : La Guerre du Mein

auteur_durham01.jpgAcacia est un empire gouverné par les Acacians (et oui !). Leur roi se nomme Léodan Akaran ; il se veut un roi idéaliste, plein de bontés, mais empêtrés dans les obligations d'état, tels que le prélèvement d'esclaves. Il a quatre enfants : Aliver, Corinn, Mena et Dariel. Ceux-ci sont élevés loin de la violence et de la méchanceté du monde.

Sauf qu'une guerre se déclenche. En effet, au moment de la constitution de l'empire d'Acacia, certains peuples ont été écartés, humiliés et maudits, notamment les Meins. Hanish Mein en est le chef. Son frère est envoyé comme assassin pour tuer le roi, tandis qu'Hanish monte un plan pour faire tomber le pouvoir. La guerre est déclenchée après la mort de Léodan, les quatre enfants sont envoyés aux coins du monde pour les protéger et Hanish prend le pouvoir. Sauf qu'il a besoin des enfants Akaran pour ramener ses ancêtres maudits à la vie.

Merci à mon Zamoureux pour ce livre de Fantasy (c'était mon anniv il n'y a pas très longtemps, vous verrez donc beaucoup de merci...)

Comme vous l'avez compris, l'histoire est complexe. Et je ne vous en ai raconté que la moitié (en très, très, très résumé), parce qu'on retrouve tout le monde 10 ans plus tard. Beaucoup de choses se passent dans ce livre, au point que l'on aurait pu se demander si le livre n'aurait pas pu être dédoublé pour être moins lourd (je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire).

9782842283421R1.GIFBien sûr les personnages sont découverts chacun l'un après l'autre dans le livre. La construction est d'ailleurs intéressante dans la mesure où le lecteur suit les personnages l'un après l'autre, en connaissant ses pensées, désirs, envies....etc. Les personnages sont réellement très travaillés, et intéressants, (notamment ceux de Corinn et Mena, les deux filles de l'empereur, qui ne correspondent pas exactement à ce qu'on trouve traditionnellement dans la Fantasy).

Le style est assez bon. Il manque peut-être un peu de rythme : on s'appesantit parfois sur certains personnages.

Mais l'histoire est réellement très travaillée. Les méchants ne sont pas si méchants, ni les gentils si gentils. Même si quelques idéalistes sont présents dans le récit, on sent bien que l'auteur n'y croit pas (d'ailleurs ces personnages disparaissent les uns après les autres). Les amoureux de la Fantasy noire apprécieront particulièrement quelques scènes de bataille (il y en a quelques unes), notamment celles où des sorciers interviennent contre des humains avec leur magie.

Un livre intéressant, dont j'attends comme d'habitude la suite (mince, j'ai eu tant de mal à y rentrer que maintenant je ne veux plus en sortir).

David Anthony Durham, "Acacia t.1 : La guerre du Mein"

Editions Le Pré aux Clercs, 680 pages, 21 euros

Source : Acacia le livre, Editions le Pré aux Clercs

27 août 2008

Les monarchies divines t.1 : Le voyage d'Hawkwood

9782268052281.gifEncore une nouvelle série de Fantasy qui part d'une idée très simple : prenez le monde au XVe siècle environ, avec des royaumes chrétiens très différents commerçant entre eux mais menacés par un ennemi commun : les musulmans. Ajoutez une Eglise virulente qui décide de brûler tous ceux qui pratiquent la magie, qu'il s'agisse d'herboristerie ou d'invocation de démons. Tout ça pourrait correspondre de loin à ce qui se passait réellement à l'époque, sauf que les mages forment une guilde influente (et efficace), conseillant les rois et aidant les populations grâce à leur pouvoir. Déformez les noms, la géographie (notamment celle de l'Europe), et les différentes théologies. Ajoutez également du pouvoir à l'Eglise. Vous trouvez le monde recréé par Paul Kearney pour la série des Monarchies Divines.

L'idée pour ce monde n'est pas des plus originales comme vous avez pu le comprendre, d'autant plus que la magie n'est pas des plus importantes dans ce tome (si ce n'est l'action des loup-garous). Il s'agit en fait du récit d'une guerre imaginaire entre musulmans et chrétiens avec le début des armes à feu. Ce conflit est doublé du voyage d'un vaisseau à la conquête du Nouveau Monde, vaisseau conduit par le capitaine Hawkwood, et vaisseau emportant des magiciens rescapés des bûchers de l'Eglise.  Tout ceci est compliqué par les jeux des prélats à l'intérieur de l'Eglise pour le pouvoir (avec un schisme en perspective....)

Rentrer dans le récit est en outre loin d'être facile. Les personnages sont nombreux, avec des fonctions multiples et parfois difficiles à enregistrer. On suit d'ailleurs plusieurs de ces personnages : le jeune roi d'un des royaumes "chrétiens", le général "musulman" attaquant les "chrétiens", un des soldats "chrétiens", le capitaine du bateau, un mage.... le sultan, la femme du soldat "chrétien".... Donc beaucoup de personnages qui n'ont comme lien que de partager cette histoire (et parfois un peu plus). (si je mets tout entre guillemets, c'est qu'on pourrait assimiler le tout à des chrétiens et musulmans, mais cela reste éloigné)

9782020858694.gifUne fois le cadre intégré (grâce notamment à deux cartes permettant de comprendre bien des enjeux stratégiques de cette guerre), l'histoire est intéressante et très détaillée. S'entremêlent intrigues politiques, guerre, navigation, saccages et massacres, chagrins... Les péripéties s'enchaînent et le lecteur suit chaque personnages à son tour. Les connaisseurs (ce qui n'est pas mon cas) apprécieront le vocabulaire lié à la navigation et celui se rapportant à la guerre notamment concernant l'artillerie.

En résumé, c'est un bon livre, dont l'accès n'est pas des plus aisés, et dont le côté fantastique est peu mis en valeur (un peu comme si l'auteur cherchait un moyen d'écrire un livre sur fond historique, tout en pouvant se permettre des écarts).

  • une présentation et critique sur ActuSF
  • une interview de Paul Kearney sur Elbakin.net

Paul Kearney, "Les monarchies divines t.1 : le Voyage d'Hawkwood"

Editions du Rocher, collection "Fantasy", 370 p., 19,90 euros (7,50 euros en poche)

Source images : Fnac

16 août 2008

La compagnie noire t.5 : Rêves d'acier

Le cinquième tome de cette série dont je vous ai déjà parlé (voir dernière note ici) est particulièrement noir. Glen Cook nous fait découvrir une divinité de la mort, pour qui une secte a promis de tuer. Reprenons à la fin du quatrième tome : la Compagnie noire est chargée de vaincre les maîtres des Ombres. Malheureusement, Toubib le capitaine est tué dans la dernière bataille, qui est un véritable carnage. Madame, l'ancienne impératrice reprend alors le commandement et décide de venger la mort de Toubib. Mais il lui faut faire sa place dans une société gouvernée par les hommes et par des prêtres et réussir à recruter de nouveaux hommes, aptes à tuer.

516SX90ACEL._SL500_AA240_.jpgL'histoire est encore une fois parsemée de batailles, mais également de cauchemars. Madame est celle qui relate l'histoire des Annales. Elle est obligée de s'allier à une secte ne rêvant que de morts, au point de la faire elle-même cauchemarder... Et cette alliance s'avérera plutôt mauvaise à la fin du livre.

On ne se lasse pas de cette série même si les soi-disants morts reviennent souvent à la vie au moment où on s'y attend peu. Il s'agit moins ici d'un récit sur les exploits de la Compagnie noire que d'une méthode pour s'imposer en terrain plus ou moins hostile. La méthode étant ici la force bien entendu. Que tirer de ce livre ? Pas grand chose si ce n'est que les hommes sont habitués à obéir, et pour certains à tuer.  En tout cas, la fin annonce une suite féroce...

Glen Cook, "La Compagnie noire t.5 : Rêves d'acier"

Editions J'ai lu, collection "Fantasy", 413 p., 8 euros

Source image : Amazon

 

10 août 2008

Les chroniques de Krondor : La guerre de la faille t.3 : Ténèbres sur Séthanon

Voici la fin du premier cycle de Raymond E. Feist sur le monde de Mikdemia (pour voir le tome précédent et quelques explications sur cette collection, voir le tome 2 de la Guerre de la Faille commenté ici). Nous nous trouvons un an environ après la fin du tome 2 : tout va bien, le prince Arutha a deux fils jumeaux, le roi Lyam vient de se marier, sa soeur également. Tout est bien. Sauf qu'à la fin du tome 2, le grand méchant n'était pas du tout battu. Il a juste remis d'un an sa conquête.

9782290320365.gifLes aventures recommencent donc pour le prince Arutha, pour le magicien Pug, pour Tomas le demi-Valheru, et tous les autres. Si le tome précédent avait été un peu long à démarrer et à réellement se mettre en route, celui-ci est beaucoup plus rapide, l'action commençant dès le début pour se poursuivre presque sans s'arrêter au cours d'une guerre mettant aux prises les méchants (elfes noirs, prêtres serpents, gobelins, trolls, géants....) aux gentils bien entendu (humains, elfes, nains, magiciens). Les amateurs de combats et de stratégie apprécieront la bataille principale autour d'une ville construite uniquement pour se défendre.

Encore une collection qui prouve que la Fantasy (quoique vous ayez pu comprendre dans cette présentation) est capable d'originalité.

Raymond E. Feist , "Krondor la guerre de la Faille t.3 : Ténèbres sur Sethanon"

Editions J'ai lu, collection "Fantasy", 542p. , 8,40 euros.

Source image : Fnac

 

07 juillet 2008

L'assassin royal t.13 : Adieux et retrouvailles

L'assassin royal, tome 13 : Adieux et retrouvailles

Enfin, il s'agit du dernier volume de la série (enfin, jusqu'à ce que j'attaque les "Aventuriers de la Mer" du même auteur) ! Il s'agit d'un livre de clôture, et donc il n'y a pas grand chose de neuf. Robin Hobb, l'auteure, permet seulement à son personnage de remettre les choses en ordre à la fin de la série... Cependant, l'écriture reste toujours aussi intéressante, et l'attachement aux personnages fait que l'on espère que leur bonheur. Néanmoins, Robin Hobb réussit à nous réserver quelques surprises qui permettent d'étayer la fin de l'intrigue et de comprendre mieux certaines histoires des volumes précédents...

Un grand merci encore une fois à Laurène qui m'a prêté ce livre...

Robin Hobb, "L'assassin royal 13 : Adieux et retrouvailles"

Editions France Loisirs, collection "Piment", 367 p., 9,95 euros

Source image : France Loisirs

01 juillet 2008

L'assassin royal t.11 et 12

51EPBVEA83L._SL500_AA240_.jpgJe vous présente ces deux livre ensemble pour deux raisons très simples : d'abord je n'ai pas pu m'arrêter à la fin du tome 11 (intitulé "le Dragon de Glace"), et les deux volumes partagent la même histoire (qui n'est d'ailleurs pas finie à la fin du tome 12 titré "L'Homme noir" puisqu'il y a un tome 13, le dernier du cycle...). On se lance enfin dans une quête avec un peu d'action. Le prince doit aller tuer un dragon pour conquérir sa belle... Donc nous voilà en partance pour les îles des Outriliens...

Ces deux tomes renouent avec l'action et ça fait du bien. Même si l'intrigue est toujours très intéressante et bien écrite, on commençait à s'impatienter en attendant qu'il se passe réellement quelque chose à la lecture des tomes précédents. Il y a néanmoins une légère critique que j'adresserais à l'histoire de Robin Hobb : depuis le tome 10 au moins, on sait qu'il y a une embrouille avec l'histoire de tuer le dragon, et on se doute bien que ça a rapport avec la51Z0ZXJMSJL._SL500_AA240_.jpg Prophétesse blanche (lisez l'Assassin Royal en entier si vous voulez tout comprendre...) mais bon ça fait un peu comme dans certains films où le scénario est tellement bien ficelé que l'on sait dès le début qui est l'assassin sans vraiment avoir à chercher (les personnages, eux, ne sachant évidemment pas la solution, ce serait trop facile). C'est le seul petit truc un peu agaçant que j'ai noté. Sinon, l'histoire reste intéressante, les personnages très travaillés, le décor planté de manière adroite et cohérente... vivement que je lise le tome 13...

Robin Hobb, "Le Dragon de Glace" (t.11) et "L'Homme Noir" (t.12)

Editions Flammarion, département Pygmalion.

Source image : Amazon

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