30 mai 2009

Le feu de Shiva

Une belle histoire écrite par Suzanne Fisher Staples, pour les amateurs (-trices) de danse et de l'Inde. Le résumé de l'éditeur :

"Le jour même où un cyclone dévaste Anandanagar, un village du Sud de l'Inde, y naît une petite fille remarquable. Parvati grandit au milieu de l'hostilité des villageois, persuadés qu'elle a des pouvoirs surnaturels. Les pas de danse de la jeune fille semblent provoquer des événements étranges. Seule sa mère, courageuse, croit sans faillir en elle. Parvati n'a qu'un rêve : danser comme le dieu Shiva dans son anneau de flammes, danser pour faire vivre l'âme du monde. Un grand maître de danse découvre ses talents, et l'invite à Madras où elle se plie à un rigoureux programme d'étude et de discipline. Une rencontre avec un garçon exceptionnel va faire basculer sa vie. Pour accomplir sa destinée, Parvati devra affronter superstitions, inégalités sociales et préjugés…"

21039158751.gifBon, cette quatrième de couverture résume à peu près toute l'histoire mais sans en gacher les différents aspects.

Le personnage de Parvati est très intéressant puisqu'on ne le connaît encore pas réellement à la fin du livre. Elle possède plusieurs talents : parler aux animaux, danser, faire jaillir la musique du feu... Mais ses talents sont tous sources d'isolement et d'intolérance de la part des autres. Ce qui ne fait pas de Parvati une enfant aigrie, mais une jeune fille pleinement consciente de ses capacités. Et tournée vers la réussite de son dharma (son destin de danseuse, en gros).

Suzanne Fisher Staples réussit à nous immerger dans l'Inde contemporaine avec très peu de moyens, si ce n'est une connaissance approfondie de la religion hindoue, et une connaissance des coutumes et fêtes, et des valeurs hindoues. Elle évoque plusieurs autres thématiques qui plairont à nos adolescentes : le travail et la patience à travers la danse, l'amour et l'amitié, la sensation d'être différente, le besoin de quitter ses parents et faire sa vie....

Un autre thème incontournable quand on évoque l'Inde, la justice sociale. Parvati est bien entendu une Intouchable, la plus basse des castes. Le garçon exceptionnel est un Brahmane, qui ne devrait donc pas l'approcher. Parvati a une amie qui vient à l'école de danse uniquement pour que sa famille puisse survivre avec l'argent envoyé par l'école (c'est aussi le cas pour Parvati d'ailleurs, mais cette dernière possède un véritable don et aime danser).

Un bon livre, détendant. Un seul reproche : j'aurais voulu que l'histoire continue....

 

Rendez-vous lundi pour "Tanguy"de Michel del Castillo.

29 mai 2009

Entre chiens et loups

Malorie Blackman nous emmène dans un monde imaginaire, mais pas si différent du nôtre : les rapports de force sont inversés entre blancs et noirs. Les noirs sont les Primats : ils détiennent argent, pouvoir, prestige, instruction.... Les blancs sont des Nihils ou Néants : ils sont considérés comme des moins que rien, reçoivent une instruction limitée. Aucun rapport entre les deux groupes si ce n'est de servitude. Sur quoi se fonde cet apartheid inversé ? Un texte sacré, où Dieu serait noir... les noirs sont donc plus proches de Dieu. On n'est pas si loin de chez nous.

blackmanloups.jpgCallum a 15 ans. C'est un Nihil. Il rentre dans un collège de Primats, ayant réussi le test d'entrée. C'est la première fois que des Nihils sont autorisés à rentrer dans un collège et ça se passe aussi mal que l'on pourrait le penser. Callum a cependant une particularité importante : il aime Sephy, qui est une Primat et qui l'aime aussi. Séphy n'est pas n'importe quelle Primat. Elle est la fille d'un homme politique influent, en passe de devenir premier ministre. Ils sont obligés de se cacher pour pouvoir se parler. Leur rapport sont teintés de la violence existant entre leurs deux races.

Ce premier tome d'une trilogie nous emmène dans un monde différent dans le sens où ce genre de racisme n'existe plus aujuord'hui (en tout cas je l'espère, et pas généralisé à ce point). L'auteur a voulu faire prendre conscience de l'injustice de ce genre de situation en inversant les rôles habituels (noirs contre blancs). Elle a également exacerbé les positions habituelles en insérant du terrorisme, de la violence des deux côtés, de la trahison.... Tous les ingrédients pour revenir dans l'Amérique des années 1960...

Le récit est construit à deux voix : Callum raconte, ensuite c'est au tour de Séphy, puis Callum, etc.... Cette construction est intéressante dans le sens où l'on comprend bien les sentiments des deux ados, leur différence de point de vue, leur pensée, et leurs vies opposées. L'amour est important dans ce livre, mais tout autant que les problèmes de racisme (ce qui a déçu une de mes élèves, qui m'a dit qu'elle attendait quelque chose de plus "romantique").

Une autre donnée importante dans ce livre est la famille. Chacune des deux familles présentées possède ses propres problèmes. La mère de Saphy boit, Sephy ne voit jamais son père et elle n'a aucune relation sympathique avec sa soeur (encore que tout ceci évolue au cours du livre). La famille de Callum est pauvre, son frère lui voue une haine éternelle pour avoir pu poursuivre ses études, sa soeur suite à un "accident" est partie dans son petit monde imaginaire....

Un bon livre pour ado, qui n'est ni mièvre, ni innocent, mais vraiment intéressant. La suite est à lire... bientôt...

 

Rendez-vous samedi pour "Le feu de Shiva" de Suzanne Fisher Staples

27 mai 2009

L'énigme des Blancs-Manteaux

9782264031778R1.GIFCertains auront sans doute vu la diffusion, il y a quelques temps déjà, de la série télévisée sur Nicolas Le Floch. Voici l'un des romans à partir desquels cette adaptation est née. L'auteur est Jean-François Parot, historien de formation. Il nous emmène donc dans le Paris du XVIIIe siècle, à la suite d'un jeune provincial, confié au Lieutenant Général de Sartine, pour être formé dans la police de la capitale. Jusqu'au jour où De Sartine lui confie sa propre affaire : la disparition d'un commissaire, plongé dans les secrets d'Etat.

Un bon policier qui se lit rapidement, et dont l'intrigue, presque entièrement située à Paris, nous permet de découvrir certains aspects du fonctionnement d'une capitale du 18e siècle, habitée d'une société diverse, aux coutumes parfois étranges. Simplement, le dénouement me semble un peu facile : l'enquête semble ne pas avancer à certains moments, et tout d'un coup tout est résolu (même si la fin était assez attendue...)

La galerie de personnages rencontrées et décrites est assez importante. Mais j'ai trouvé que l'auteur s'en tirait suffisamment bien pour que l'on ne s'y perde pas. Le Floch constitue cependant l'archétype de l'enquêteur hors pair : il sait interroger en menant le suspect ou le témoin par le bout du nez, il sait commander à son inspecteur (tout en tenant compte de ses avis), il déduit facilement et sans se tromper, il sait s'entourer du personnel le plus adéquat... un véritable professionnel, formé en peu de temps... Et en plus, jeune et bel homme !

Un premier tome qui promet beaucoup pour la suite....


Rendez-vous vendredi pour "Entre chiens et loups" de Malorie Blackman.

25 mai 2009

Arcimboldo

Retournons dans ma nouvelle petite catégorie "Arts" pour ce joli petit documentaire réalisé par Sylvia Ferino-Pagden en Hors Série Découverte Gallimard (merci à ma collègue Claude pour ce cadeau). Ce petit livre, tout en dépliants et images, est donc consacré au peintre Arcimboldo et plus précisément à son oeuvre à la cour des Habsbourg au XVIe siècle.

Arcimboldo_Quatre_Saisons.JPGNous sont donc décrits ses oeuvres majeures : arcimboldo13.jpgles Quatre Saisons (l'Hiver à votre gauche), les Eléments, les Métiers et Vertumne, représentant Rodolphe II, alors souverain, sous forme de légumes, fruits et fleurs variés (je trouve qu'il fallait oser pour le coup... et il se trouve à votre droite...)

Je n'en dirais pas plus, si ce n'est que c'est un bien joli petit livre, qui donne envie, même s'il me manque encore une fois certaines références culturelles citées dans le livre pour le 16e siècle...

 

Arcimboldo_Bibliothecaire.JPG


Rendez-vous mercredi pour "L'énigme des Blancs-Manteaux" de Jean-François Parot.

23 mai 2009

Quand on est mort, c'est pour toute la vie

9782070536832.gifJ'ai choisi ce livre d'Azouz Begag à cause de son titre. Mais bon, ce n'est pas un livre qui me marquera à vie.

Amar est né en France, il est écrivain, son frère a été abattu par un chauffeur de taxi parce qu'il n'a pas payé, et il a été déclaré un "non lieu" au procès. Voilà le début du livre. Amar nous raconte donc son deuil, son incompréhension face à l'injustice, les questions d'intégration qui le travaillent, et son voyage au pays pour retrouver ses racines.

Un livre assez quelconque avec un narrateur assez déplaisant dans la façon de considérer les autres, qui se fait parfois passer pour un idiot... aux yeux du lecteur, comme aux yeux des autres personnages.

 

Rendez-vous lundi avec "Arcimboldo" de Sylvia Ferino-Pagden.

21 mai 2009

Les deniers du Gévaudan

Et oui j'ai encore changé mes couleurs. Certains trouveront sans doute ces couleurs un peu plus "flashies" mais ça changera du noir.

9782264049711.jpgCe livre m'a été offert par mon Zamoureux : Merci ! Laetitia Bourgeois nous emmène en 1363 dans le Cévenol, peu de temps donc après la Grande épidémie de peste de 1348, et après au moins une rechute. La peste a durement frappé le village de Marcouls. Mais cette communauté plus ou moins solidaire est frappée d'un nouveau malheur : le receveur de taille a disparu, avec l'argent bien sûr. Il faut donc réussir à prouver que le receveur est bien passé et retrouver l'argent sinon la taxe devra être encore payée par les habitants.

C'est le sergent du village, Barthélémy, qui se charge de l'enquête. Il a une semaine pour trouver la vérité. Il joue le rôle du héros menant son enquête à la perfection. Et Laëtitia Bourgeois ne s'amuse pas avec des indices peu crédibles comme dans certains policiers à la mode "Experts". Néanmoins, il n'est pas le seul à enquêter, puisque nous suivons également Ysabellis, la guérisseuse du village, femme un peu à part, mais courageuse et sensée.

Et oui, ce livre s'intéresse également au rôle des femmes dans la société médiévale : elles tiennent la maison, s'occupent des enfants, veillent les morts, souffrent de la mort de leurs enfants ou de leur mari, observent et peuvent témoigner de ce qu'elles ont vu.

L'intrigue est plutôt bien conçue, et l'auteur décrit particulièrement les besoins et problèmes des gens de l'époque : le moindre coup de froid peut être fatal, et les enfants sont l'objet de toutes les attentions dès qu'ils tombent malades. La mort semble omniprésente et les villageois s'aident plus ou moins mutuellement.

Un bon livre même si je n'ai pas trouvé le style formidable au début.  Il reste néanmoins bien écrit. Le dénouement était en tout cas inattendu pour moi.


Rendez-vous samedi avec "Quand on est mort, c'est pour toute la vie" d'Azouz Begag.

19 mai 2009

Le cracheur de feu

Me voici de retour dans la littérature adolescente avec un livre que j'ai lu en 1heure trois quart (top chrono). Enfin littérature adolescente, pas tout à fait, plutôt préado (le héros a en effet 11 ans, et l'histoire reste gentillette, trop peut-être pour des ados).

9782070558728.gifDavid Almond, l'auteur, nous emmène en 1962, à la fin de l'été, dans une ville côtière du Nord de l'Angletter. Robert, alias Bobby, va retourner à l'école. Il a onze ans et entre au collège, où il n'a jamais été. Pour l'instant, ce sont encore les vacances, et Bobby vit tranquillement avec ses parents, respirant la joie de vivre et l'amour. Au marché, le dimanche, Bobby et sa mère voient un homme qui est capable de cracher du feu ou de se transpercer les joues pour gagner de l'argent. Ce personnage va intervenir tout au long du récit, sans réellement être là.

Dans le nouveau collège, les châtiments corporels sont de rigueur et une révolte plane parmi les élèves. Comment agir ? En même temps, Bobby est amoureux de la jolie Ailsa, fille de charbonniers, qui a refusé d'entrer au collège pour s'occuper de son père et de ses frères.

Le monde de Bobby est un monde heureux. En fait il le serait si quelques problèmes ne pointaient pas leur nez : la maladie de son père, les problèmes au collège, et surtout, ce qui constitue la toile de fond de tous ces évènements, la crise des missiles de Cuba. Bobby nous raconte en effet ce moment qui a déclenché la peur dans le monde entier, au point de rapprocher tous les habitants, et d'oublier problèmes en partageant chaleur et amour. L'histoire de Bobby est du coup émaillé d'histoire de bunkers, de guerre : les parents de Bobby considèrent qu'il est un privilégié puisqu'il n'a pas connu la guerre.

Un petit livre sympathique, distrayant dans un après-midi ensoleillé, et nous rappelant des périodes plus sombres de notre histoire où les gens vivaient encore sous la menace permanente du "que peut-il se passer demain ?".

 

Rendez-vous jeudi avec "Les deniers du Gévaudan" de Laëtitia Bourgeois.

17 mai 2009

L'hibiscus pourpre

284337281X.gifConseillé par un groupe de documentalistes, ce livre de Chimamanda Ngozi Adichie nous raconte à travers les yeux d'une jeune fille de 15 ans la vie d'une famille aisée, mais menacée par le pouvoir au Niger. Kambili vit à Enugu avec ses parents et son frère Jaja. Sa vie se partage entre l'école et sa vie de famille, rendue astreignante par le rigorisme religieux de son père, associé à sa violence. Ses journées sont décidées par son père, qui conçoit pour ses deux enfants un emploi du temps se partageant entre temps de famille, temps dédié aux devoirs d'école et école. Kambili ne connaît que celà et la prière.

Jusqu'au jour où la soeur de son frère, sa tante donc, propose que Kambili et Jaja viennent prendre des vacances chez elle avec leurs cousins-cousines. Kambili découvre alors une autre vie, où sourires, paroles et rires sont des choses tout à fait naturelles, où chacun agit pour le bien de la communauté, tout en choisissant ses activités, où la violence existe mais pas au point de la tension permanente imposée par son père.

Un livre que j'ai trouvé touchant, où l'on voit peu à peu une jeune fille s'épanouir, découvrir ce que pourrait être sa vie, sortir du cadre confiné et étouffant de sa famille.

Un livre qui aborde également les espoirs des Nigérians, entre culture africaine, christianisme et surtout aspiration politique. Des Nigérians poussés (pour certains bien sûr) à dénoncer les actions de leurs hommes politiques, parfois poussés à fuir également jusqu'aux Etats-Unis dans l'espoir d'une vie meilleure. Il ne s'agit pas cependant d'une dénonciation de la pauvreté en Afrique. Mais bien plus de l'intégrisme religieux, du manque de tolérance, de la corruption, du chaos politique, de la violence dans certaines familles.

Un livre qui montre également toute la bonté de l'Afrique, à travers les donations diverses du père de famille, la volonté d'aider les autres, la solidarité... Cette famille fait cependant peur, entre la manière dont les enfants ne s'épanouissent pas, le silence de la mère (femme battue bien sûr pour les nombreux péchés qu'elle a pu commettre, comme ne pas souhaiter voir le prêtre alors qu'elle a des nausées, étant enceinte), et les acclamations des autres pour le père, généreux donateur et dénonciateur du régime en place.

Un bon livre, donc.

 

Rendez-vous mardi avec "Le Cracheur de Feu" de David Almond.

16 mai 2009

Cantique des plaines

9782290047705.jpgBon, je suis légèrement en retard. Et je dois vous avouer que je n'ai pas très envie de vous parler de ce livre de Nancy Huston pour deux raisons : c'est un bon livre mais sans plus, et j'en ai lu un autre bien mieux depuis. J'aurais dû peut-être m'abstenir de choisir ce livre peu de temps après la lecture de "Lignes de faille" du même auteur, mais bon, ce qui est fait est fait.

Dans ce livre, nous suivons la destinée de Paddon. Nous savons qu'il est mort à un âge très respectable, plus de 80 ans. C'est sa petite-fille qui tente de reconstituer sa vie à travers ce qu'elle sait, et ce qu'elle peut deviner des écrits du dit Paddon. Le récit est construit de manière étrange, puisque l'on ne suit pas Paddon de manière chronologique, mais à divers moments de sa vie, ou de celle de ses parents : ainsi, la narratrice peut nous raconter un épisode de sa vie en 1942 avec sa maîtresse Miranda, partir durant son enfance en voyant la dure vie des parents de Paddon, revenir en 1930, au moment où Paddon se marie...

Pour autant, ce livre m'a intéressé, même s'il est légèrement déprimant. Paddon passe en effet sa vie à espérer mieux, à vouloir écrire la thèse du siècle, ce désir le rongeant intérieurement, au point d'en devenir un anti-héros : il bat ses enfants sous le coup de la colère ; il abandonne son travail sans réussir à ne rien produire et en laissant tout faire à sa femme.

Mais Nancy Huston nous plonge ici dans une atmosphère étrange: la culpabilité de la disparition ou du parquage des indiens est prégnant dans tout le récit, notamment à cause de la maîtresse de Paddon, qui est d'origine indienne. En outre, toute la famille de Paddon est plongé dans un christianisme mystique, insupportable et très encombrant pour lui. Ce personnage est vraiment intéressant, tant il semble à la fois las, et en colère perpétuelle contre le reste des hommes, sans pour autant réellement agir, si ce n'est en grommelant.

En conclusion, un bon livre en définitive, pas toujours facile à lire, et en tout cas intéressant (une partie du propos de Nancy Huston porte également sur les pionniers au Canada, auxquels appartiennent les parents de Paddon). Ce qui m'a (entre autres) un peu déçue sont les extraits du livre de Paddon inclus dans le récit, qui me semblent beaucoup trop énigmatiques, incompréhensibles pour moi (mais je suis probablement trop terre ) terre, au point que je les passais à la fin ces petits extraits...)

 

Rendez-vous demain pour "L'hibiscus rouge" de Chimanda Ngozi Adichie.

14 mai 2009

La chambre du pendu

Lu en moins d'une soirée, ce livre de Moka me semble bon pour tous les ados qui sont intéressés par les histoires de famille un peu glauques, cousues de secrets bien cachés, mais découverts ici par un Lord bien particulier. Le tout parsemé de fantastique avec la menace de fantômes.

moka.gifLord Dunlevy souffre d'une maladie bien particulière : il est claustromane, ne supporte pas les espaces ouverts. Son psychiatre lui annonce qu'il est guéri. Et un de ses amis lui offre un mas en France. Il se rend donc sur place et découvre qu'une pièce n'est pas accesssible de l'intérieur... murée. Au village, on lui parle d'un pendu qui hanterait encore le mas. Il n'en faut pas plus pour éveiller l'intérêt du Lord qui décide de découvrir le secret du mas des Gasparine.

Moka signe ici un livre bien conçu : le secret des familles habitant le mas réussit à nous maintenir en haleine tout au long du livre. Et même si ce secret est légèrement glauque, la tonalité du roman reste joyeuse, le personnage de Lord Dunlevy étant bien sympathique et accompagné de villageois pittoresques.

A noter la référence aux peintures de "Danse macabre" dans le livre, qui pourrait intriguer certains des lecteurs au point de les pousser à aller voir un peu plus loin...

Un bon petit livre distrayant comme on les aime...

 

Rendez-vous vendredi avec "Cantique des plaines" de Nancy Huston.

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