29 avril 2009

Déjà un an !

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Bon d'accord, il y a trop de bougies, puisque cela ne fait qu'un an que ce blog existe. Environ 150 livres présentés (pas mal pour une première année je trouve... d'accord, je me lance des fleurs...), pareil de commentaires.
Sur un plan plus qualitatif, ce blog m'a permis d'approfondir mes lectures en y réfléchissant un minimum après, pour comprendre ce qui m'a plu ou déplu, ce que je ne faisais pas réellement avant.
Voilà, je vais encore continuer un peu, voir où cela me mène, le blog risquant d'être un peu moins fourni les deux prochains mois (beaucoup de choses à préparer pour fin mai...)
A Bientôt !

Les liaisons dangereuses

9782070358410.gifEt oui, je l'ai fini dans les temps. Et en plus, je ne l'ai pas trouvé trop long, malgré ce que mes Terminales Littéraires m'avaient dit (ils doivent l'étudier cette année en littérature...). Bon, un peu long quand même de temps en temps. Choderlos de Laclos nous entraîne dans les affaires "amoureuses" (peut-être plus sexuelles que réellement amoureuses d'ailleurs) de deux aristocrates à travers leur correspondance : le Vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil. Tous deux ont été amants dans le passé, mais s'occupent désormais d'autres personnes. Mr de Valmont veut séduire une femme dévote de 22 ans, Mme de Tourvel, ce qui serait pour lui un énorme succès, tandis que la marquise de Merteuil s'intéresse de près à Cécile de Volanges, jeune fille de 15 ans, promise à Mr de Gercourt : Mme de  Merteuil, pour se venger de ce monsieur (pourquoi ?) veut lui livrer une jeune fille déjà corrompue, Cécile tombant peu à peu amoureuse du chevalier de Danceny.

Les moments, un peu longs, sont induits (il me semble) par la forme de la lettre. Les lettres d'amoureux transis sont par exemple particulièrement longues et inintéressantes à lire. Mais l'auteur réussit à maintenir l'envie de savoir comment toutes ces stratégies vont finir et quel nouveau plan le vicomte va bien pouvoir mettre en place.

Une histoire donc tortueuse, scabreuse, mais très intéressante à lire. On peut comprendre que ce livre ait pu faire scandale à l'époque de sa sortie, la perfidie des personnages étant particulièrement bien rendue à travers les lettres. La morale est cependant sauve à la fin des lettres, même si tout n'est pas bien qui finit bien.

 

Rendez-vous dimanche pour "Lignes de faille" de Nancy Huston (petite pause du blog pour visite de famille...)

27 avril 2009

La guerre au bout du couloir

Christophe Léon nous entraîne en juillet 1962 en Algérie, au moment des massacres à Oran. Momo est un jeune garçon blanc. Il a un petit frère Alain, qui en est encore à téter sa mère. Sauf qu'un jour, il se retrouve tout seul avec Alain dans la rue : ses parents ont disparu, sa tante également, il y a des gens qui sont régulièrement arrêtés (pour être emmené où ?), et Momo ne sais plus quoi faire. Il est recueilli et sauvé in extremis par le vendeur de légumes du marché, un Algérien, qui l'emmène lui et son frère, chez lui.

9782844206961.gifUn livre plus ou moins intéressant. Plus ou moins, parce que je trouve qu'il ne va pas au bout de ses idées, il ne pousse pas assez loin la réflexion. Momo nous raconte à la fois les quelques jours après la déclaration d'indépendance, qu'il passe chez Imran, le vendeur de légumes, et ce qui s'est passé avant dans sa famille, notamment comment ses parents considéraient les "Indigènes" (en gros très mal). Momo découvre donc la vie véritable de ces "indigènes", perd ses préjugés, et se fait un ami.

Mais le retour en arrière est aussi l'occasion de découvrir que son père appartenait à l'OAS, et pratiquait déjà une sorte de guerre (d'où le titre "La guerre au bout du couloir"). Le lecteur prend aussi connaissance du "parti" opposé, le FLN, puisque le fils d'Imran en fait partie. Mais il n'y a aucune stigmatisation de la part du narrateur, aucun jugement sur les actions des uns et des autres.

Le narrateur nous parle surtout de tolérance, de compréhension de l'autre et d'amour de la vie. Momo n'a pas réellement d'attachement pour l'Algérie : il s'attache aux personnes : ses parents, sa tante, la vieille voisine, son ami juif David, son ami algérien Zakaria. Il ne cherche pas spécialement à comprendre ce qui se passe, parce qu'il ne comprend déjà pas la différence entre lui et les Indigènes.

Un livre intéressant donc, sur la tolérance et l'acceptation de l'autre. Mais pas réellement sur le massacre à Oran.

 

Rendez-vous peut-être mercredi pour les "Liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos (je ne sais pas si j'aurais le temps de le finir d'ici là...)

24 avril 2009

Le temps des dieux

9782070758708.gifUn livre de Dominique Barbéris que j'ai saisi au hasard sur un rayon... le titre sûrement : je pensais partir sur de la mythologie. Mais grosse surprise (la couverture, que je n'ai pas trouvée, dément rapidement cette idée), Dominique Barbéris nous raconte une toute autre histoire, celle d'une petite fille. Il n'y a pas d'évènement marquant dans la vie de cette petite fille (dont nous ne connaîtrons jamais le nom). Elle vit sa vie toute simple de petite fille : à l'école, en vacances, dans le parc et le bac à sable... Elle semble "simplement" en manque d'affectation : ses parents, si lointains, sont les "dieux", ceux qui décident de tout sans affection aucune.

Comme vous l'avez compris, ce livre n'est pas composé d'une foule de péripéties. Il présente cette vie de manière intemporelle, sans grande cassure. Quel intérêt alors ? Aucun ennui à la lecture, même s'il ne se passe pas grand chose. La vie banale de la petite fille est intéressante parce que très bien écrite et relaxante : nombreuses petites descriptions, petits actes banals... N'y cherchez donc pas de l'action, mais du calme. Un beau récit sur l'enfance...

 

Rendez-vous lundi pour "La guerre au bout du couloir" de Christophe Léon.

22 avril 2009

La Belle Maison

978-2-84263-149-9.jpg&tx=130&ty=200Recommandé par une collègue documentaliste, ce livre de Franz Bartelt  nous invite dans une histoire peu ordinaire. Voici la présentation de l'éditeur (Le Dilettante) :

"Les meilleures intentions du monde ont quelquefois des conséquences tragiques. Les Capouilles, seuls pauvres authentiques de la petite ville, vont pâtir des bienfaits dont les comblent les autres habitants, lesquels ne comprendront pas à temps que ce n’est pas parce qu’on n’a rien qu’on n’a rien à cacher." (et oui en ce moment, j'ai la flegmme de faire les résumés...)

Franz Bartelt a créé pour ce livre un cadre et des personnages hauts en couleur. Chacun d'entre eux vaut la lecture de ce roman parce que ce sont de véritables caricatures, mais qui révèlent des aspects importants de notre société. Le beau-parleur grandiloquent, mais qui ne s'intéresse qu'à ce qui peut le mettre en valeur est incarné par le maire. Les mégères qui s'occupent du linge de la nouvelle maison représentent notre volonté à tous de nous immiscer dans la vie de nos voisins, de choisir pour eux leur vie. L'aspect commerçant et profiteur est également présent...

Mais en même temps, l'auteur nous transporte dans un village légèrement hors du temps. Dans quel village trouve-t-on encore la notion du bénévolat, des associations, des fêtes de villages réunissant toutes les générations ? Bien sûr tous ces faits sont présentés de manière assez ridicule, les habitants étant eux-mêmes ridicules. Mais Franz Bartelt nous décrit ici une France qui n'existe plus guère, et qui, même si elle se mêle de la vie de ses voisins, me semble un peu plus sympathique que ce que nous vivons aujourd'hui, bien isolé dans notre nid douillet.

Bon, en résumé, après cette minuscule diatribe, un bon petit roman, qui se lit rapidement.

 

Rendez-vous vendredi pour "Le temps des Dieux" de Dominique Barbéris

21 avril 2009

Trouble peine

J'ai hésité à mettre ce livre d'Alain Loeb dans la catégorie science-fiction. Je viens juste de le finir et je dois avouer que j'en ressors quelque peu dubitative. Voici la présentation en 4e de couverture :

"Une unité de recherche chargée d'un travail sur la molécule de l'éternelle jeunesse découvre accidentellement une substance favorisant le vieillissement des cellules.
Ce hasard déclenche un complot qui va bouleverser la politique pénale du monde occidental : un député ambitieux envisage d'utiliser cette nouvelle molécule pour transformer les peines de prison en peines de vieillissement. Les imbrications de cette machination vont ébranler le gouvernement."

9782841471829FS.gifAprès une telle présentation, je m'attendais à être projetée directement dans le vif du sujet : les débuts de la mise en application de cette molécule et ses répercussions immédiates sur le monde. Mais l'histoire est en fait divisée en deux : nous suivons d'abord un narrateur, probablement Alain Loeb lui-même, qui nous raconte sa vie en tant que professeur affecté dans le milieu carcéral. Il nous raconte donc ses espoirs, ceux des détenus, l'abrutissement lié à l'emprisonnement, les problèmes entraînés donc par l'emprisonnement. La deuxième partie de l'histoire est constituée (en simultané) d'une enquête réalisée par deux policiers sur une mort suspecte dans un avion : le mort aurait vieilli d'un seul coup dans l'altitude.

Le lecteur suit donc ces deux récits en même temps, l'enquête est suffisamment intéressante pour maintenir l'intérêt, tout comme la découverte du milieu carcéral à travers les yeux d'Alain Loeb. En fait, ce qui  m'a gêné, c'est que la présentation de 4e de couverture nous raconte en réalité ce qui se passe à la fin du livre.

Cet ouvrage est surtout, je pense, pour Alain Loeb, un moyen d'évoquer les problèmes liés à l'emprisonnement des condamnés. A travers ce livre, il repose de nombreuses questions qui sous-tendent l'emprisonnement. Ainsi il avance l'idée que l'abolition de la peine de mort n'est absolument pas humain : la prison avilit les hommes, et lui semble pire que la mort immédiate. Dans un autre ordre d'idée, il rappelle que la peine de prison est avant tout conçue dans notre société comme une possibilité de réhabilitation, de nouvelle chance. Mais le résultat à la sortie de la prison n'est souvent pas celui attendu...

Un moyen donc de critiquer le milieu carcéral, mais sans proposer de solution plus adaptée, si ce n'est celle de la peine de vieillissement. Néanmoins, un bon livre sur la réalité des prisons (ni glauque, ni voyeur), qui pose de réelles questions, très intéressantes.


Rendez-vous mercredi pour "La Belle Maison" de Franz Bartelt.

20 avril 2009

Les chevaliers d'Emeraude t.1 : Le Feu dans le Ciel

Et oui, encore une nouvelle série de fantastique, mais cette fois canadienne (encore qu'elle n'est pas si nouvelle que ça). L'auteure se nomme Anne Robillard. L'histoire se situe encore une fois dans un monde fantastique. Cette fois pas de héros adolescent qui découvre un nouveau monde : le lecteur est directement projeté dans le monde à la suite des Chevaliers d'Emeraude. Ceux-ci sont de jeunes hommes et femme (7 dont une femme) élevés depuis la naissance pour protéger le continent d'Enkidiev de la menace de l'Empereur Noir qui l'a envahi quelques siècles auparavant, à coup de dragons et d'hommes-insectes.

9782749906256.gifCes 7 Chevaliers ont grandi ensemble, choisi pour leurs capacités magiques et leur intelligence. Wellan, chef de la bande, tombe amoureux de la reine de Shola, royaume légèrement exclus des autres, à cause d'une tentative d'invasion dans le passé (je simplifie...). Celle-ci ne fait qu'un bref passage à la cour d'Emeraude, retournant rapidement dans son royaume. Celui-ci est malheuresement attaqué de nouveau par l'Empereur Noir. Il n'y a aucun survivant dans l'attaque, y compris les dirigeants du royaume. Les chevaliers, alertés trop tard, sont chargés d'organiser la défense de tous les royaumes d'Enkidiev.

Et oui, encore un nouveau monde. Cette fois-ci il y a peu d'histoire de races : il y a certes des elfes et des fées, et des hommes insectes. Mais Anne Robillard joue surtout sur les paysages différents (climatologie très variable en fonction des royaumes) et sur les caractères des habitants (plus ou moins accueillant, en général plus que moins mais des fois moins quand même). Ce volume est de toute façon surtout une découverte du continent, les Chevaliers étant surtout occupés à prévenir tout le monde et à organiser la défense. Les amateurs de combat seront sûrement déçus.

La magie a également sa place dans toute l'histoire. Les Chevaliers l'utilisent pour se battre, impressionner ou effrayer, soigner aussi. Ils sont capables de lire dans les pensées et les sentiments, mais les elfes y sont beaucoup habiles : ces derniers ont ressenti la souffrance du peuple des Sholiens à leur agonie.

Une bonne introduction, qui se lit rapidement, écrite dans un style agréable. Un livre qui sans être extraordinaire, plaira à tous, garçons et filles.

 

Rendez-vous mardi pour "Trouble peine" d'Alain Loeb.

17 avril 2009

Une fille comme ça

zarrfille.jpgLà encore, je pense que ce livre choquerait mon collègue puisque l'histoire racontée par Sara Zarr concerne une jeune fille âgée de 17 ans, qui a eu des relations sexuelles à partir de 13 ans. Bon, je vous rassure, dans ce livre, aucune scène de sexe explicite, juste des suggestions (et non, je n'achète pas que des livres sur le sexe). Le problème de cette jeune fille nommée Deanna est qu'elle a été prise en flarant délit par son père, et que l'histoire a été colportée dans toute la ville au point que quatre ans plus tard, on ne voit toujours Deanna que "comme celle qui couche".

Deanna nous raconte donc son mal de vivre. Sa honte est doublée par le fait qu'elle ne possède même pas un foyer accueillant : son père la considère toujours comme une trainée qui l'a déçu ; son frère habite avec son amie et leur enfant dans le sous-sol, faute d'argent. Seule April, sa nièce de quelques mois, est un réconfort, Deanna sachant s'en occuper et s'en faire aimer.

Le thème de la sexualité est ici très important. Tout semble partir de cette erreur de la jeune Deanna, erreur provenant en fait en grande partie du délaissement affectif de ses parents. Si bien qu'au niveau sentimental, Deanna est un peu "déréglée" : elle recherche l'affection au point d'imaginer pouvoir déménager avec son frère et sa petite famille ; elle provoque ses meilleurs amis ; et elle imagine une autre vie meilleure que la sienne sur le papier.

Un beau livre sur le mal-être d'une adolescente. Avec quelques conseils sur comment envisager la sexualité quand on est adolescent : Deanna se retrouve en effet à devoir conseiller sa meilleure amie sur ce point. Un beau livre également sur l'amitié, la famille, la gentillesse.

 

Rendez-vous dimanche avec le premier tome des Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

14 avril 2009

Elémentaire, ma chère Sarah !

J'ai acheté ce livre de Jô Soares sur recommandation de plusieurs références sûres (revues professionnelles notamment). Mon collègue a ouvert le livre à une certaine page et est tombé sur une scène de sexe ; du coup il  me faut justifier la présence de ce livre dans le fonds. Je l'ai donc lu et ne trouve pas qu'il soit particulièrement déplacé.

L'histoire se déroule en 1886 au Brésil. Un violon a été volé à la maîtresse de l'empereur du Brésil. Sarah Bernhardt, la célèbre actrice française, est en tournée dans le pays, et propose à l'empereur les services de Sherlock Holmes, un de ses amis. En même temps des meurtres violents sont perpétrés à Rio de Janeiro, Sherlock Holmes est donc également associé à l'enquête.

286458-0.jpgLa scène de sexe (qui est d'ailleurs interrompue, il ne se passe rien sinon de l'excitation) se produit parce que Sherlock Holmes est tombé amoureuse d'une belle mulâtresse. C'est son premier amour (il est pourtant déjà connu et âgé) et il se laisse emporter par la passion. Cette scène se produit une autre fois dans le livre mais il ne se passe rien non plus. En outre, il s'agit d'une histoire d'amour, il n'y a rien de dégradant ou de choquant dans la description (bon c'est sûr que je ne laisserai pas ce livre dans les mains de 6e, mais en même temps, je travaille en lycée, donc...)

J'ai trouvé ce livre particulièrement intéressant parce que l'auteur a réalisé un énorme travail pour le resituer dans son cadre du 19e siècle : goûts et cultures aristocratiques, publications littéraires, recherches scientifiques, nouvelles habitudes de consommation, Jô Soares ne laisse rien au hasard. Sherlock Holmes possède même l'habitude choquante pour nous de se doper à la cocaïne, comme certains hommes de l'époque. Les cercles littéraires de Rio de Janeiro sont présents dans le livre, si bien que pour qui cherche des références d'auteurs brésiliens, il suffit de prendre note (en outre des biographies sont proposées à la fin)

Bien entendu tout un aspect de la société de Rio est laissée de côté. Sont évoquées les filles de joie, beuveries, et autres misères (abandon d'enfant par exemple), mais Jô Soares n'en fait pas le fond de l'histoire. Apparaît également le thème de l'abolition de l'esclavage mais ce n'est pas non plus un grand combat.

L'histoire de meurtre est par contre assez sordide. Un homme tue des femmes sans motif de manière violente, puis leur coupe la langue, avant de laisser une corde d'archer enroulée dans les poils de leur pubis. Sherlock Holmes invente à cette occasion le terme de "serial killer" (mais bien sûr...). L'intrigue n'est pas trop mal ficelée mais manque un peu de ressort, je trouve. Il n'y a guère de moyens pour Sherlock de mettre en avant ses talents de déduction (ou alors, il se trompe de manière assez burlesque). Donc, pour moi, ce n'est pas l'intrigue policière la plus intéressante (sauf la conclusion).

En revanche, l'auteur fait preuve d'humour en nous présentant Sherlock Holmes. Celui-ci se trompe régulièrement. Il est bien moins brillant que dans la légende, au point de se faire remettre en place par des enquêteurs amateurs. Et je n'en dirais pas plus mais il ne se montre pas meilleur à la fin de l'histoire. Il y a d'ailleurs à mon avis des autres indices laissés par l'auteur mais je dois avouer que je n'ai pas lu Elémentaire, ma chère Sarah ! dans cette optique.

En conclusion, je laisserais donc cet ouvrage dans le fonds : les scènes de sexe ne sont pas choquantes et sont loin de constituer l'essentiel du livre, les références culturelles (littéraires et artistiques) sont nombreuses et intéressantes, le Brésil du 19e siècle reste un lieu mal connu. Néanmoins, je ne le conseillerai qu'à de bons lecteurs : l'écriture est agréable mais l'histoire est dense. Un bon livre intéressant...

 

Rendez-vous vendredi pour "Une fille comme ça" de Sara Zarr.

10 avril 2009

Cercueils sur mesure

9782070422029.gifBon, je trouve que j'ai mis beaucoup trop de temps pour lire ce petit roman de Truman Capote (121 pages). Et il ne m'a pas passionnée. Pourtant il a tout pour plaire : le narrateur est ami d'un agent enquêtant sur des meurtres en série dans une petite ville. Avant chacun de ces meurtres, les victimes reçoivent un petit cercueil. Bien sûr, cet agent nommé Jake Pepper a un suspect, mais aucune preuve. Le narrateur suit donc l'affaire de loin.

L'intrigue de départ est donc intéressante. Il y a du suspens, tout n'est pas joué, loin de là. L'écriture est nerveuse, loin d'être ennuyeuse. Mais je n'ai pas accroché. En plus j'ai trouvé la fin très décevante : il n'y en a pas...


Rendez-vous mardi pour "Elémentaire, ma chère Sarah !" de Jô Soares.

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