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29 avril 2008

Sobibor de Jean Molla

417E521KX3L._SL500_AA240_.jpgEn commençant ce livre, on ne s'attend pas du tout à la fin.On s'imagine que l'auteur va déblatérer sur des traumatismes psychologiques qu'a subis une jeune fille quand elle était jeune (traumatisme tellement terrible qu'il pourrait être assimilé à l'enfer de Sobibor) et que c'est cela qui l'a rendue anorexique et boulimique.
Mais c'est différent de cela. Le titre de Sobibor pour le coup est bien "mérité". Eva, cette jeune fille, est en recherche d'un passé perdu, caché par ses grands-parents, passé qui la ramène au camp d'extermination de Sobibor. Mais pas du côté des Juifs. On se trouve du côté des bourreaux, des SS, d'un collaborationniste français et d'une travailleuse polonaise tous deux amoureux. Ce passé qu'Eva recherche et qu'elle trouve la ronge de l'intérieur, provoquant chez elle cette anorexie.

Une histoire assez remuante pour le lecteur sur la reconstruction du passé, sur la culpabilité des rouages d'un système, rouage ne se rendant même pas compte que lui aussi a du sang sur les mains, parce qu'il ne touche pas aux Juifs.  L'auteur indique dans sa post face qu'il voulait que l'on n'oublie pas le camp de Sobibor, camp nettoyé et dissimulé par les nazis après une évasion massive.

Un livre intéressant également par les nombreuses notes sur les personnages nazis et français impliqués dans la "Solution finale" ou dans la collaboration.

Un livre pour se souvenir. 

 

Gallimard Jeunesse, collection "Scripto", 9 euros

Source image : Amazon 

 

28 avril 2008

Chagrin d'école de Daniel Pennac

Bon d'habitude (c'est à dire sur les 4 premiers billets...) je n'indiquai pas le nom de l'auteur. Mais j'aime beaucoup cet auteur donc...

Ce livre a reçu le prix Renaudot en 2007. Il s'agit d'un récit à la fois autobiographique sur la vie d'un "cancre" (terme employé par l'auteur) devenu professeur, écrivain, etc. et d'une analyse du fonctionnement de l'école et notamment des professeurs par rapport à ces "mauvais" élèves. Daniel Pennac tire cette analyse de sa propre expérience, de ce qu'il a pu observer en tant que professeur et en tant qu'élève.

Plusieurs choses m'ont marquée dans cet ouvrage :

  • la vision claire qu'il développe sur une des causes de l'échec scolaire : le  manque de confiance en soi renforcé par l'idée que l'élève n'a pas d'avenir puisqu'il ne réussit pas à l'école.
  • La critique de la surmédiatisation de la violence scolaire dans les banlieues notamment, créant l'idée que l'école n'est plus qu'un lieu de violences.
  • la présentation du nouvel élève né dans les années 1970 : l'élève client qui consomme et n'est pas habitué à travailler pour recevoir.

41l-XAiNQEL._SL160_AA115_.jpgA un moment où les feuilletons à la TV nous montre des écoles accueillant des élèves tous plus en détresse les uns que les autres et des professeurs au bord du suicide, cet ouvrage est une relance pour tous les professeurs qui veulent redonner confiance à leurs élèves par la réussite. Les nombreux exemples de professeurs travaillant pour remettre des élèves sur la voie de l'effort mettent en valeur le discours de Daniel Pennac.

L'auteur n'est cependant pas utopiste. Il réalise lui-même son analyse et se rend bien compte qu'il a forcément laissé des élèves sur le carreau. Mais il nous fait comprendre qu'il garde un bon souvenir de sa carrière de prof, surtout lorsqu'il rencontre des anciens élèves qui se sont accomplis.

Merci à Laurène de m'avoir prêté ce livre, enrichissant pour tout professeur. 

 

Editions Gallimard, collection "Blanche", 19 euros

Source image : Amazon 

27 avril 2008

Le Nom de la Rose

C'est un film que j'aime vraiment beaucoup. Son ambiance es005281_af.jpgt très particulière, et retrace avec une certaine clarté la vie d'un monastère au XIII-XIVe siècle, ainsi que les conflits idéologiques de l'époque. Malgré le fait qu'il date de 1986 (et oui déjà), il n'a pas pris une ride.

J'ai lu le livre d'Umberto Eco il y 3-4 ans je pense, et je ne me souviens plus ce qui a été enlevé dans le film. Il me semble que le labyrinthe de la bibliothèque était bien plus important et expliqué que dans le film, et permettait d'ailleurs mieux de comprendre en quoi consistait le travail de bibliothécaire à l'époque. ll me semble également qu'il y avait un gros travail autour de la paire de lunettes cassée par Bérenger. L'auteur évoquait alors l'ouvrage conjoint du forgeron et du verrier pour refaire des lunettes à Guillaume de Baskerville.

Ce livre était en outre intéressant par le fait qu'il éclairait, mieux que le film, la querelle entre franciscains spirituels et autres membres du clergé. Il faisait également le point sur les hérésies type Dolcino, et autres. Un livre à relire peut-être bientôt...

 

Source image : Allociné

Tara Duncan t.2 : Le livre interdit

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Voilà je viens  juste de  finir ce tome. Je dois  avouer qu'on m'a présenté cette nouvelle série comme un Harry Potter au féminin. Mais je m'excuse d'avoir du coup mal jugé par avance ce que je trouverais dans cette série. D'abord parce que l'écriture  sur Autremonde est antérieur à la sortie de Harry Potter (1991 d'après le site officiel http://www.taraduncan.com/index.php, ce serait la date de l'envoi du manuscrit aux éditeurs). L'auteur, Sophie  Audouin-Mamikonian, a en fait profité de la vague du petit garçon à la cicatrice pour relancer son manuscrit... qui a fait mouche.

10 livres sont prévus. Pour l'instant seuls cinq sont sortis. Ce qui nous promet une attente comme celle de Harry Potter. D'ailleurs les opérations marketing ont déjà commencé (nombreuses dédicaces et conférences de presse). Néanmoins, l'auteur étant française, la folie "Tara Duncan" devrait rester limitée. 

 L'histoire se décompose différemment de Harry Potter (un livre=une année dans le collège, tout se dénouant toujours à la fin de l'année, vers juin). Tara Duncan est une jeune sortcelière, très puissante. Mais elle est aussi la clé pour parvenir à un immense pouvoir, celui des démons qu'un de ses ancêtres a réussi à vaincre. Il s'agit toujours de sauver le monde, notamment Autremonde, en évitant que les méchants utilisent Tara pour conquérir le pouvoir suprême. Bien entendu elle est aidée d'amis : un semi-elfe, une naine, un humain, un voleur, et une princesse maudite (on retrouve ici les personnages de la Fantasy : elfes, nains, géants, trolls...). Tous sont aussi sortceliers bien entendu mais à des puissances différentes de Tara, elle-même possédant un pouvoir difficile à controler.

 Dans chaque livre, il n'y a pas une intrigue principale se déroulant sur une année. Le premier tome met bien entendu le monde fantastique en place : il n'y a donc qu'une intrigue mais celle-ci doit durer environ trois semaines (l'auteur n'est pas très précise sur le temps qui passe et j'ai lu le premier tome il y a un certain temps, donc désolée pour les erreurs). Et l'intrigue est plutôt importante. Le deuxième tome, lui, enchaîne les péripéties, les problèmes à résoudre, au point qu'on se demande quand l'histoire va se finir. D'ailleurs elle ne se finit pas à la fin du second tome, qui ne couvre également que quelques semaines de la vie de Tara.

On trouve un univers particulièrement bien créé dans Tara Duncan, avec le même genre de fascéties que dans Harry Potter. Mais ici, le monde des "Moldus" ou des "Nonsos" n'est pas si important. Le monde magique constitue en effet un monde complétement à part, qui nécessite un traitement plus approfondi ( par exemple, il n'existe pas de Ministère de la Magie mais plusieurs pays et gouvernements sur une planète différente de la Terre). 

En résumé, je trouve presque ce livre plus intéressant qu'un Harry Potter (et pourtant j'aime les Harry Potter) : le monde fantastique est plus travaillé, on attend pas le mois de juin d'une année scolaire pour tout comprendre, les intrigues s'enchainent.... Vivement que je lise le troisième!!! 

 

Pocket, collection "Pocket Jeunesse", 7,20 euros

Source image : Amazon 

26 avril 2008

Vive les Comics !

Voilà, je suis dans ma période "comics" (en film). Je dois avouer qu'en ce moment les bons vieux films américains tirés des Comics me détendent, accompagnés d'une p'tite infusion et d'un tricot (quand même il faut s'occuper).

Du coup, j'ai découvert que les comics, ça formait tout un univers et qu'ils se recoupaient un peu.

Bon, dans le lot, je préfère les X-Men (c'est marrant de voir tous leurs pouvoirs différents). Et la palme du plus mauvais revient à Ghostrider : beaucoup trop lent et même pas drôle... Ensuite on trouve Daredevil (un peu long à démarrer mais j'aime bien la BO Evanescence), Elektra (aurait pu être plus mauvais...). Ces deux derniers films partagent une scène de combat assez semblable : des draps blancs qui volent pour Elektra et du linge étendu pour Matthew de Darevile.

Enfin, cela reste des films pour se détendre sans trop réfléchir après une journée de boulot harassante (lol)... 

La Compagnie noire t.2 : le Château noir

Fini hier. C'est bien entendu une série de livres. Mais je n'en suis qu'au deuxième tome. Je dois avouer que j'étais un peu sceptique en commençant la lecture du5164VBD6M6L._SL500_AA240_.jpg premier tome. J'aime

beaucoup la Fantasy (quoique je commence à m'en lasser) mais il s'agit ici de Fantasy noire : pas d'elfe ou de hobbit ou quoi que soit de ce genre, pas de gentil contre les méchants (dans le premier tome, les personnages suivis travaillent même pour les méchants). Il reste cependant un univers fantastique, des sorciers mais surtout des soldats...D'ailleurs, le récit est proprement guerrier et même si les sorciers ont la part belle, nous suivons avant tout des mercenaires.

Je dois avouer que c'était la première fois que je lisais un livre de Fantasy noire (pour le premier tome), et ça change un peu du schéma habituel. On ne suit un pauvre gars qui doit sauver le monde avec juste l'aide d'un mage, d'un ou deux elfes, de deux ou trois humains et de quelques "potes" insignifiants. Là, ce sont des mercenaires qui cherchent avant tout à sauver leur peau, tout en respectant leur contrat avec l'employeur, mais surtout en préservant le reste de la Compagnie noire.

D'après ce que j'ai pu trouver, ce livre est relié à un jeu de rôle. Mais bon, comme je n'ai pas essayé d'y jouer, ni même essayer de comprendre, je vous laisse chercher par vous-même ce qui se passe dans ce jeu...  

 

J'ai lu, collection "Fantasy" , 8 euros

Source image : Amazon 

L'ouverture de mon blog

Voilà, c'est mon premier billet. Et c'est aussi mon premier blog.

Je dois avouer à mes lecteurs (s'il y en a...) que je ne sais pas trop où je vais avec ce blog. C'est surtout un blog pour tester pour voir si c'est aussi bien qu'on le dit de blogguer...

Ce que je compte mettre dans ce blog ? Pas ma vie privée, ou alors juste quelques petits sarcasmes à la limite... Peut-être mes lectures ou mes films du moment. Enfin on verra bien...  En tout cas, je ne pense pas me lancer dans de la grande littérature ou discerter sur le sens de ma vie...  Donc si vous voulez lire des choses intéressantes, ne restez pas chez moi...

Voilà j'ouvre donc un blog pour que nul ne le lise... Vive l'intérêt !

Alors pour quoi ?  Je répondrai à cette question plus tard, si j'en trouve la réponse.

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