16.05.2008

L'assassin royal t.3 : La nef du crépuscule

41YS6V2XBNL._SL500_AA240_.jpgVoici la suite de livres dont j'ai parlé il y a peu (tome 1 ici et tome 2 ici). Toujours écrit par Robin Hobb... bien entendu. Mais cette fois-ci l'histoire avance réellement. Le jeune bâtard, FitzChevalerie (nom qui signifie "bâtard de Chevalerie) combat désormais les Pirates Rouges sur les bateaux construits par le roi-servant Vérité.

Mais il semble qu'aucune victoire réelle n'est possible sur ces pirates. Vérité décide donc de partir à la suite d'une vieille légende à la recherche des Anciens, qui auraient autrefois aidé un roi dans la même position. Il laisse donc le royaume. Mais le roi, Subtil, son père, est drogué pour oublier sa douleur et donc inapte à régner. La reine-servante Kettricken (femme de Vérité) a peu de pouvoir. Et le frère de Vérité, Royal, dévoré par l'ambition, cherche à conquérir le trône par tous les moyens. Fitz doit donc tout faire pour déjouer les manoeuvres de Royal.... dans ce tome il est obligé d'agir....

Plus intéressant que le précédent volume de la collection, ce récit voit l'aboutissement des intrigues de cour, et plus seulement la mise en place. On comprend réellement désormais l'usage qui peut être fait de l'Art (sorte de télépathie pouvant aller jusqu'à imposer sa volonté) ou du Vif (lien également télépathique mais avec les animaux). Se dessinent également les luttes politiques à l'intérieur d'un royaume formé de six duchés.

Apparaissent également quelques réflexions sur le rôle que peut jouer un assassin royal : les décisions qui sont acceptables qu'il prenne, le rôle de sa vie privée, le rôle de sa fidélité au roi et à sa famille... 

A la lecture de ce billet, on peut se dire que l'histoire semble particulièrement tortueuse et difficile à suivre. Mais ce n'est pas le cas. Les livres sont gros et denses mais clairs dans le récit. Donc ne pas s'inquiéter si mes résumés semblent un peu durs à suivre.... 

14.05.2008

Le rêve de Caligula

51LxHPZfaTL._SL500_AA240_.jpg     Ecrit par Maria Grazia Siliato, une archéologue et historienne italienne, cette biographie "romantique" a été assez longue à lire (pour moi en tout cas). L'auteur prend ici le contre-pied des historiens "classiques" et décrit la vie d'un Caligula incompris des sénateurs avides de pouvoir, fasciné par l'Egypte et particulièrement populaire (surtout pour un empereur romain...).
    Le récit commence par son assassinat à l'âge de 29 ans. Ainsi le lecteur, s'il n'a pas de base historique, sait rapidement quelle sera la fin du récit. Mais ce même lecteur aura besoin de connaissances historiques assez poussées pour se rappeler le contexte de l'accession au pouvoir du jeune Caligula. On commence en effet par nous resituer les évènements familiaux du futur empereur qui font de sa famille une famille à éliminer, gênante parce que trop proche du pouvoir : on commence par le père Germanicus, général victorieux sur les fronts du Rhin, et beaucoup trop populaire auprès de ses troupes. Ensuite la mort du premier frère, trop impulsif et irraisonné. Ensuite la mort de la mère (petite-fille d'Auguste) qui avait un peu trop tendance à attirer la sympathie. Enfin, la mort du dernier frère, historien critique de Tibère. Voilà le portrait de la famille (et encore je vous passe les détails qui sont donnés sur les ascendants, par exemple sur Julie la fille d'Auguste, ou sur Marc-Antoine). Enfin, tout ça pour dire qu'il faut s'accrocher pour lire le début.
    La suite devient un peu plus intéressante puisque l'on comprend pourquoi et comment Caligula a été épargné dans cette purge. On suit alors son accession au pouvoir.
    Ensuite ça redevient moins intéressant (si je puis me permettre) : l'auteur tente d'expliquer toutes les actions de l'empereur, que ce soit construction architecturale ou loi ou procès. Le problème étant qu'elle ne se base pas sur grand chose... D'où tient-elle ses analyses des désirs de l'empereur ? (à ma connaissance Caligula n'a pas laissé de journal....)
    C'est là où l'on voit la limite de la biographie. Cependant, ce livre est bien classé en roman et pas en biographie historique.... Les éditeurs ne se sont pas trompés. L'écriture est également celle d'un roman. Mais un roman qui se cache parfois derrière des découvertes archéologiques pour étayer des conceptions de l'auteur, impossibles à justifier. Une oeuvre un peu trompeuse donc sur la forme et le fond. Et pas toujours intéressante à lire....

10.05.2008

L'assassin royal t.2 : l'assassin du roi

51B41KYS0ZL._SL500_AA240_.jpgJe viens de finir la suite de ma note précédente. Le second tome de cette série est loin d'être mauvais. Le bâtard est devenu un homme et un outil dans les mains du roi-servant, Vérité. Mais la cour reste semée d'intrigues et encore plus pour un bâtard qui espère se marier avec une jeune fille du peuple.

On approfondit la connaissance du monde et de la cour créés par Robin Hobb, mais l'histoire n'avance pas réellement. Pas réellement décevant, mais laisse sur sa faim.